Urgence !

Le carburant se fait rare à la pompe. Et ce n’est plus une scène de film, c’est la réalité dans la Capitale comme dans plusieurs régions d’ailleurs. Depuis quelques jours, les files de voitures et de motos, devant les stations-service, s’allongent. L’attente est interminable, tout comme l’angoisse, dans une situation de chacun pour soi et pour les siens.
Chacun tente de s’en sortir comme il peut. Certains font des réserves, avec les risques que cela comporte, d’autres font le tour de la ville à la recherche d’une station ayant encore du carburant. Les plus chanceux ont obtenu leur ration. Les autres repartent bredouilles, avec la crainte de ne plus pouvoir se déplacer, travailler…Le quotidien est complètement chamboulé.
Officiellement, il n’y a pas de pénurie. Les autorités parlent de mesures anticipatives, de tension passagère, de réorganisation logistique. Peut-être. Mais sur le terrain, la perception est toute autre. Des stations à sec, des achats de panique et une incertitude grandissante. Les conséquences du choc énergétique se font sentir.
Car au-delà de la situation en elle-même, c’est toute la machine qui risque d’être paralysée, si on ne parle que du transport, de l’approvisionnement des marchés ou encore de l’électricité.
En tout cas, cette situation révèle surtout une fragilité bien connue. Madagascar dépend largement des importations pour son énergie. Au moindre choc international, le pays est vulnérable, avec effet immédiat.
Faut-il pour autant céder à la panique ? Justement c’est là qu’il faut une bonne communication car pour la population, l’état d’urgence énergétique est synonyme de pénurie inévitable et ce malgré les assurances répétées par les autorités. C’est pourquoi cet affolement qui s’est emparé des consommateurs.

Rakoto

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