La lutte pour le grand changement, n’est pas terminée tant que les aspirations populaires portées par le Gen Z, restent inachevées. C’est comme cela qu’il faut voir les choses, selon les « Zoomers » qui ont effectué une marche pacifique sans accroc, depuis la place de la démocratie à Ambohijatovo jusqu’à la place du 13 mai à Analakely, hier, pour revendiquer la dissolution de l’Assemblée nationale, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Pour la Gen Z qui a dit tout haut ce que l’on pense de la situation actuelle, la chute du régime Rajoelina devrait entraîner la chute de toutes les institutions de la République, en prélude au processus de refondation qui tarde aussi à prendre forme.
Et à travers cette marche pacifique, ils font connaître de manière manifeste dans la rue, leur désaccord avec le pouvoir qui dès le départ, n’a pas l’intention de dissoudre ces institutions, qui serait qualifié de changement anticonstitutionnel aux yeux de la communauté internationale, du moins d’après les ténors du pouvoir.
Dans ce cas, on peut parler d’un coup d’Etat qui déclenche immédiatement le mécanisme des sanctions internationale avec toutes les conséquences que cela implique. Et cette situation ne convient pas aux hommes forts de la République de la Refondation, en partant du principe que les auteurs de changement anticonstitutionnel ne devraient pas participer aux prochaines élections. Difficile de sacrifier l’ambition « présidentielle », pour accomplir les aspirations du peuple.
C’est pourquoi, la dissolution de l’Assemblée nationale, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), n’a jamais fait partie du plan. Au contraire, le régime actuel est en train de les restructurer autrement en procédant progressivement au remplacement des responsables faisant parti de l’ancien clan, à leur tête. C’était déjà le cas au sein de la chambre Basse. C’est maintenant le tour de la Ceni. Et dans cette démarche, la HCC n’échappe pas non plus à cette restructuration politique, en prévision des élections bien évidemment, sans attendre la concertation nationale.
Mais pour la Gen Z, tout changement du régime implique de mettre fin au mandat des députés, des juges constitutionnels et des membres permanents de la Ceni, peu importe le prix à payer. Cela marque le début d’une transformation profonde dans le pays. Tant qu’à faire, autant le faire complètement. Une dissolution improbable mais pas impossible !
Rakoto




