Une reconnaissance ou un test ? Depuis des années, le parti Tim n’a cessé de marteler qu’il était sorti victorieux de la dernière élection à la mairie de la capitale. Aujourd’hui, avec la nomination de Fenoherintsoa Ralambomanana en tant que Président de la délégation spéciale d’Antananarivo, le Tim obtient une forme de validation politique. Et pour ses partisans, c’est bien plus qu’une nomination administrative. C’est un symbole. Celui d’un retour en grâce. Ces derniers temps, le fondateur de cette formation ne cesse de se faire entendre pour réclamer plus de …sièges. C’est donc chose faite.
La nomination à la tête de la commune d’Antananarivo vient donc combler, au moins en partie, cette attente. Elle offre au Tim une vitrine stratégique, un terrain concret d’expression et d’action. En clair, une opportunité de démontrer qu’au-delà des discours, le parti pourra travailler pour le bien de la capitale.
Car c’est bien là que se situe désormais l’enjeu principal. Obtenir une position est une chose, la faire fructifier pour le bien de tous et non d’un parti en est une autre. Et sur ce point, les souvenirs récents invitent à la prudence. Il n’y a pas si longtemps, l’une des proches du parti occupait déjà une fonction clé à la tête de la capitale. Les résultats, sans être totalement négatifs, n’avaient pas vraiment convaincu. Pour certains observateurs, ils étaient même restés en deçà des attentes.
Aujourd’hui, le contexte est différent, mais les défis restent, eux, bien réels. Antananarivo fait face à des problèmes structurels persistants avec des infrastructures dégradées, des réseaux d’assainissement défaillants, une gestion des déchets encore perfectible, sans oublier les embouteillages chroniques qui rythment le quotidien des habitants. Autant de dossiers sensibles et surtout urgents.
Reste à savoir si cette formation saura transformer cette opportunité en réussite tangible. Car au-delà des équilibres politiques, c’est bien la vie quotidienne des citoyens qui servira de véritable baromètre.
Rakoto




