Qui aurait cru que des jeunes de la Gen Z fervents patriotes en première ligne avec les ténors du régime actuel, durant les manifestations populaires, se trouvent maintenant derrière les barreaux, accusés de lien pour tentative de coup d’Etat et d’assassinat contre le président de la Refondation, Michaël Randrianirina, à en croire, les explications de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo?
Décidément, la conjoncture a pris une autre tournure à laquelle on ne s’attend pas. Et, il y a de quoi être sidéré et perplexe face à l’évolution de la situation. Les alliés d’hier partisans inconditionnels de la refondation, dans le même bateau, se regardent aujourd’hui en chiens de faïence.
Et pas de besoin de faire un dessin, mais dans une mauvaise posture, ces jeunes risquent gros. Tous les éléments à charge recueillis jusqu’à maintenant, ne jouent pas en leur faveur, faisant d’eux des coupables idéaux ou des boucs émissaires parfaits. A ce stade, carrément, ils sont sur la corde raide, devenus même cibles de diabolisation pour les défenseurs du régime en place.
Mais entre leur degré d’engagement patriotique et leur degré d’implication dans cette affaire qui va encore défrayer la chronique, des questions subsistent faisant naître un doute raisonnable chez l’opinion publique. D’ailleurs, les termes « manipulés » ou « se laisser entraîner », sont évoqués depuis le début de ces péripéties conduisant au final à leur arrestation.
L’enquête est en cours. Mais dans tous les cas, en voulant se positionner sur l’échiquier politique, ces jeunes sont utilisés comme pions par les politiques aussi bien avant la chute du régime Rajoelina qu’après l’avènement de la République de la Refondation. Et quoi qu’on en dise, ces membres de la Gen Z qui risquent de passer le restant de leur vie en prison, sont déjà devenus des générations sacrifiées. Gen S !
Rakoto




