Madagascar a gagné dix places en matière de liberté de la presse, selon le classement de Reporters sans frontières sorti le 30 avril 2026. La Grande île passe de la 113e à la 103e sur 180 pays, avec une note passant de 50,80 en 2025 à 50,95 en 2026. Cela démontre une amélioration de la situation dans le pays en termes de partage d’informations. Pour autant, un long chemin reste à parcourir, car ladite note n’a progressé que 0,15 points.
Le 3 mai est dédié chaque année à la Journée mondiale de la liberté de la presse. Les journalistes malgaches ont célébré cet événement, tout comme leurs confrères à travers le monde. A première vue, les conditions de travail des journalistes à Madagascar sont encore bien meilleures que celles des autres pays, sachant qu’ici il n’y a pas de guerre comme ailleurs. Les confrères au Moyen-Orient et même dans certains pays d’Afrique, par contre, couvrent les événements à leurs risques et périls.
La question se pose pourtant de savoir si la presse malgache joue vraiment son rôle de quatrième pouvoir. Chaque année à l’approche du 3 mai, tout le monde prétend connaitre l’éthique et la déontologie des journalistes, même ceux qui n’ont jamais exercé cette fonction. Il y a quelques jours, une jeune femme a même osé « remettre à leur place », les journalistes venus l’interviewer dans le cadre d’une manifestation.
Avec l’explosion des réseaux sociaux, le traitement d’informations devient un travail de longue haleine. Les médias traditionnels commencent à perdre leur place, vue que tous ceux qui disposent d’un forfait Internet et d’un smartphone peuvent partager en temps réel ce qui se passe, sans avoir besoin d’en vérifier la véracité.
Ces réseaux sociaux deviennent à la fois des atouts et des blocages pour les journalistes professionnels. Ils leur permettent de trouver des pistes facilement. Cependant, en cas de non vérification, lesdites pistes pourraient conduire les journalistes à de fausses informations qui se répercutent sur leur crédibilité. En tant que quatrième pouvoir, la presse se doit de donner aux citoyens des informations vérifiées.
Rakoto




