La Banque africaine de développement (Bad) a approuvé un financement de 68 millions de dollars, destiné à soutenir les efforts de Madagascar en matière de gouvernance, de finances publiques et de développement énergétique. L’accord a été signé à Brazzaville, avant-hier, en marge de l’assemblée annuelle de la Bad.
Cette enveloppe est destinée à financer la réalisation de la deuxième phase d’un programme axé sur plusieurs priorités : l’amélioration de la gestion des finances publiques, le renforcement des recettes internes, la transparence administrative et la lutte contre la corruption. Ce programme vise également à améliorer le climat des affaires, afin d’attirer davantage d’investissements privés.
« L’octroi de cette deuxième tranche de financement, reflète les résultats concrets enregistrés dans les réformes fiscales et la stratégie nationale de lutte contre la corruption, prolongée jusqu’en 2030», a déclaré, à cette occasion, le ministre malgache de l’Économie et des Finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison. Selon lui, cela permettra de consolider les progrès déjà accomplis. Le gouvernement ambitionne par ailleurs de porter les recettes fiscales à 12 % du Pib d’ici la fin de l’année 2026.
Le secteur de l’énergie figure aussi parmi les priorités du programme. Les autorités prévoient la création d’une autorité indépendante de régulation de l’électricité ainsi qu’un fonds national dédié à l’énergie durable. Ces mécanismes devraient faciliter l’accès à l’électricité, notamment dans les zones rurales encore mal desservies. Le partenariat public-privé (PPP) sera également renforcé à travers un cadre réglementaire révisé.
Pour le représentant résident de la Bad à Madagascar, Adam Amoumoun, le pays démontre sa volonté de poursuivre des réformes concrètes malgré un contexte économique difficile. « Madagascar a montré un engagement réel en faveur de changements tangibles », a-t-il affirmé.
Arh.




