Passer aux choses sérieuses

Ces six premiers mois de l’année ont été entrecoupés de plusieurs fêtes. A commencer par le jour de l’An qui est tombé un jeudi. Au mois d’Avril, on a eu droit aux fêtes de Pâques et le mois de mai, la fête du travail le 1er mai et les jours fériés pour la célébration de l’Ascension et de la Pentecôte
Et bien évidemment, en ce mois de juin, on a célébré pendant pres­que tout un mois, la fête de l’Indépendance. Autrement dit, on avait eu droit à beaucoup de jours fériés sans compter ceux liés aux célébra­tions musulmanes (Aid). Il va sans dire que les gens ont bien profité de ces jours fériés.
Pour les six prochains mois, ce ne sera pas le cas. Il faudra avoir beaucoup de pa­tience avant que les prochains jours fériés n’arrivent. Effective­ment, le prochain jour férié officiel n’interviendra que le jour de Noël, c’est-à-dire, il faudra encore attendre six mois.
Ce qui est tout à fait normal car d’ici peu, tout le monde aura du souci à se faire. A commencer par les élèves et les étudiants. Pour eux, c’est la période des examens qui arrive à pic. Qu’il s’agisse du BEPC ou du baccalauréat, c’est le moment ou jamais de se plonger dans les dernières révisions.
Quant aux entreprises, il leur reste six mois pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés en termes de chiffre d’affaires. On espère bien que ces quelques fêtes ont largement con­tribué à apporter un volume d’affaires conséquent aux entreprises et que les fêtes de fin d’année complèteront.
Même au niveau du gouvernement, on a du pain sur la planche. Tout d’abord, il faudra voir où se situent les réalisations actuelles par rapport aux nouveaux ob­jectifs définis dans la Loi de finances rectificative 2026 qui vient d’être votée par l’Assemblée nationale.
Mais le plus important pour l’exécutif, pour ne pas dire la priorité, est l’engagement dans la concrétisation de la concertation nationale. C’est vraiment le gros morceau car il a déjà été maintes fois annoncé que cette con­certation nationale allait débuter. Mais à chaque fois, cela a été ajourné.
Il faut savoir que ces tergiversations ne font qu’alimenter les doutes sur la tenue effective de cette concertation nationale que la population attend. Va-t-elle se te­nir ? Qu’est-ce qu’on attend pour la commencer ? Ce sont là les questions qui reviennent sans cesse dans les discussions.
Et plus cette concertation nation nationale sera retardée, moins grande sera la confiance de la population à l’égard du régime de la Refon­dation bien que ce soit le FFKM qui en soit directement responsable. Et qu’on le veuille ou non, pour tous, l’heure est maintenant venue de passer aux choses sé­rieuses.

Ranaivo Lala Honoré

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