La bataille contre la Mpox franchit une nouvelle étape à Madagascar. Le 22 mai, un premier patient malgache a été inclus dans l’essai clinique Mpox study in Africa (Mosa), plaçant la Grande île au cœur d’un programme panafricain inédit consacré à la recherche de traitements contre cette maladie.
Cette avancée intervient alors que la Mpox continue de mobiliser les autorités sanitaires. Depuis décembre 2025, Madagascar a enregistré 2.793 cas confirmés sur 3.876 tests réalisés, soit un taux de positivité de 72,1 %. Le bilan fait également état de 17 décès et de 1.929 guérisons. Face à cette situation, la recherche devient un nouvel axe majeur de la riposte.
Avec Mosa, Madagascar ne se contente plus de surveiller l’évolution de l’épidémie : le pays participe désormais à la recherche de solutions thérapeutiques. Le site clinique a été installé les 23 et 24 avril au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Andohatapenaka en collaboration avec les équipes médicales et scientifiques malgaches.
Un essai pour tester l’efficacité des traitements
Développé par l’ONG Panther, Mosa est le premier essai clinique plateforme adaptatif panafricain dédié à l’évaluation des traitements contre la Mpox. L’étude est menée en double aveugle avec un groupe contrôle placebo, sous la supervision d’un comité de pilotage international présidé par le département Science et innovation d’Africa CDC.
Les chercheurs de l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), à travers les unités d’Epidémiologie et recherche clinique ainsi que de Virologie, travaillent aux côtés du CHU d’Andohatapenaka pour conduire cet essai. Le premier traitement évalué est le brincidofovir, un antiviral développé par Emergent BioSolutions. D’autres molécules pourraient également être étudiées dans le cadre du programme.
Recueillies par Fahranarison




