La Mpox continue de gagner du terrain. En quelques mois seulement après l’apparition du premier cas en décembre 2025, l’épidémie a déjà causé 21 décès et plus de 3.000 cas confirmés. Face à une circulation toujours active du virus dans plusieurs districts, les autorités sanitaires renforcent l’appel à la vaccination et à la vigilance.
La situation épidémiologique liée à la Mpox demeure préoccupante à Madagascar. Selon les
derniers chiffres du Centre d’opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national arrêtés au 24 juillet, 4.715 cas suspects ont été notifiés depuis le début de l’épidémie, dont 3.086 confirmés en laboratoire.
Le bilan humain s’alourdit également avec 21 décès enregistrés depuis la mi-décembre 2025. Trois personnes ont notamment succombé à la maladie au cours de la dernière semaine. Le premier décès concerne une femme de 29 ans dans la région d’Androy, enregistré le 21 juillet, après confirmation postérieure des analyses. Le deuxième cas a été signalé le 22 juillet à Vavatenina, où une femme de 48 ans est décédée. Un troisième décès a été rapporté le 24 juillet, sans précision supplémentaire sur l’identité de la victime.
Les autorités sanitaires indiquent que la majorité des décès concernent des personnes présentant des facteurs de vulnérabilité, notamment des personnes immunodéprimées ou fragiles face aux complications de la maladie.
40 districts encore actifs sur les 70 touchés
Malgré les décès enregistrés, l’évolution de l’épidémie montre également un nombre important de guérisons. Au total, 2.153 patients ont été déclarés guéris. Toutefois, 40 districts restent encore actifs parmi les 70 ayant été touchés depuis le début de la propagation du virus. Ces dernières semaines, plusieurs zones figurent parmi les plus affectées, notamment Toamasina I, Taolagnaro, Antsiranana I, Antananarivo-ville et Toliara II.
Les données sanitaires révèlent par ailleurs une circulation soutenue du virus. Sur 4.197 prélèvements analysés depuis le début de l’épidémie, 72,62 % se sont révélés positifs, confirmant l’importance de maintenir les mesures de prévention et de surveillance.
Le Cousp appelle à la vaccination
Face à cette progression, les autorités sanitaires poursuivent les actions de sensibilisation auprès de la population. Le professeur Mamy Randria, incident manager du Cousp national, rappelle que la Mpox peut provoquer des formes graves lorsqu’ elle n’est pas prise en charge rapidement.
La vaccination demeure au cœur de la stratégie de riposte. Les responsables sanitaires encouragent les personnes concernées à se faire vacciner, le vaccin étant gratuit et accessible, afin de réduire les risques de complications et de limiter la transmission du virus. Les autorités appellent également la population à consulter rapidement en cas d’apparition de signes suspects, notamment les lésions cutanées, la fièvre ou d’autres symptômes évocateurs, afin d’interrompre les chaînes de contamination.
Fahranarison




