Enlèvements et meurtres: la Gen Z exige la publication des noms des personnes arrêtées

Le mouvement Gen Z Madagascar interpelle la Justice et les forces de l’ordre, pour divulguer les noms des personnes arrêtées dans le cadre des enquêtes sur les enlèvements et les meurtres. Lors d’une conférence de presse tenue hier à Ankorondrano, les ténors du mouvement ont estimé que la population a le droit de connaître l’évolution des investigations et ont appelé à davantage de transparence dans le traitement de ces affaires.

La Gen Z s’est appuyée sur les déclarations du vice-président de l’As­sem­blée nationale pour la province d’Antananarivo, Fetra Ralambozafimbo­lo­lona, qui a affirmé que « un haut fonctionnaire ayant collaboré avec un ancien régime figureraient parmi les personnes impliquées dans les affaires d’enlèvements et de meurtres ».
Pour le mouvement, « dès lors que des arrestations ont été effectuées et que des enquêtes sont ouvertes, l’identité des personnes concernées ne doit plus rester secrète ».
Le mouvement dénonce également l’absence de communication officielle autour de ces dossiers. Il rappelle que, dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’État, les noms des personnes poursuivies ainsi que les éléments retenus contre elles avaient été rendus publics.
« La même transparence doit prévaloir dans les affaires d’enlèvements et de meurtres afin de restaurer la confiance des citoyens envers la Justice et les forces de l’ordre », soutient la Gen Z. Cette dernière pointe du doigt aussi l’Assemblée nationale. Selon elle, les députés « n’ont pas encore pris les initiatives attendues face à la recrudescence des enlèvements et des meurtres », alors qu’ils représentent la population.
Le mouvement réaffirme enfin son engagement en faveur d’un changement de système. Il estime que la montée de l’insécurité traduit les limites du système actuel et appelle à des réformes profondes.
La Gen Z annonce également la préparation d’un «  conclave » destiné à la jeunesse. Elle prévient qu’elle pourrait reprendre les mobilisations si les autorités ne prennent pas des mesures concrètes et si les informations demandées sur les personnes arrêtées ne sont pas rendues publiques.

SA

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