À l’issue d’un processus de consultation nationale entamé en février 2026 à Antsirabe et clôturé le 17 juillet à Antananarivo, les jeunes en situation de handicap (PSH) de Madagascar, interpellent les autorités et la société civile sur l’urgence de garantir leurs droits à la Santé sexuelle et reproductive (DSSR), dans un communiqué intitulé «Jereo manokana izahay» traduit par nous vous demandons une attention particulière.
Selon leurs dires, ils font face actuellement à des barrières insurmontables qui leur donnent l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Ils ont ainsi rapporté divers témoignages recueillis à travers des assises régionales menées à Toamasina, Fianarantsoa, Antsirabe et Antananarivo. A citer une accessibilité défaillante, en l’absence de supports en « Braille ».
Ils ont aussi évoqué la situation du personnel médical non formé qui les stigmatise souvent, provoquant une peur de fréquenter les centres de santé. De souligner ensuite la vulnérabilité accrue aux violences sexuelles et aux viols, souvent minimisés par les autorités ou ignorés faute de prise en compte des témoignages spécifiques.
« Nous avons les mêmes droits que tous les autres jeunes », ont-ils réaffirmé, et de ce fait, ils se déclarent prêts à collaborer pour bâtir un système de santé réellement inclusif.
Il convient de noter que les assises de ces jeunes PSH ont été organisées par l’association Autisme Madagascar qui œuvre pour une société malgache égalitaire et inclusive
Recueillis par Sera R.




