A un mois du coup d’envoi des éliminatoires de la Can U-23 2027 en Egypte, les Barea de Madagascar peinent encore à sortir de l’ombre. Alors que le tirage au sort effectué hier a scellé leur destin immédiat, le silence radio qui règne du côté de la fédération malgache de football (FMF) commence à intriguer.
Le staff technique relève du secret de Polichinelle, le processus de sélection des U23 malgaches n’ont toujours pas été entamé. Et les préparatifs donnent l’impression d’avancer au ralenti. Dans le football moderne, où la moindre chance de qualification se joue souvent sur des détails, cette discrétion excessivement poussée risque de coûter cher.
Le premier tour place d’emblée Madagascar face aux Comores, un derby de l’océan Indien qui sent déjà le soufre. L’aller se disputera le 28 septembre sur le sol comorien, le retour le 6 octobre à « domicile ». Autant dire que les Barea U23 devront rapidement sortir du bois et montrer un vrai visage. Il ne faut surtout pas prendre à la légère les Cœlacanthes. Ces voisins, souvent sous-estimés, savent se rendre durs à manœuvrer, s’appuyer sur un bloc compact et transformer les matches à élimination directe en véritables combats de tranchées. Une défaite à l’extérieur, même d’un but, condamnerait les Malgaches à un exploit au retour, pour ne pas voir leur aventure s’arrêter dès les barrages préliminaires.
Si les Barea parviennent à franchir cet obstacle, le deuxième tour les opposerait à l’Afrique du Sud. Les Amajita, solidement ancrés parmi les nations exemptées du premier tour grâce à leurs performances lors des trois dernières éditions, sont un cran au-dessus. Affronter les Sud-Africains, c’est déjà se mesurer à un adversaire habitué aux grandes échéances continentales et capable de faire parler la poudre dans les moments décisifs.
Rappelons le format de ces éliminatoires. Quarante-trois nations sont engagées. L’Egypte, pays hôte, est automatiquement qualifiée pour la phase finale. Les quarante-deux autres se disputent les sept places restantes à travers trois tours de matches à élimination directe disputés en aller-retour. Le premier tour regroupe vingt-huit équipes, tandis que quatorze nations, parmi les mieux classées sur la base de leurs résultats récents, entrent directement en lice au deuxième tour. Les sept vainqueurs du troisième tour rejoindront les Pharaons pour une phase finale à huit équipes.
Pour Madagascar, l’enjeu dépasse largement la simple qualification. Ces éliminatoires constituent un banc d’essai grandeur nature pour la génération montante, un tremplin vers le football professionnel et, potentiellement, vers les Jeux olympiques. Mais pour y prétendre, encore faut-il que le staff sorte de l’ombre, que la sélection se clarifie et que les Barea U23 se mettent enfin en évidence sur le terrain. Le temps presse. Dans un mois, le sifflet retentira à Comores. Et là, plus question de secret de Polichinelle, seuls les résultats parleront.
Naisa
La liste des engagés est longue et compétitive : Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, RD Congo, Egypte, Guinée équatoriale, Eswatini, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guinée, Kenya, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Maroc, Namibie, Niger, Nigeria, Rwanda, São Tomé-et-Príncipe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Afrique du Sud, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.




