Sécurité alimentaire: Le combat contre l’invisible s’enclenche

Madagascar renforce ses capacités de contrôle des aliments. Le projet TCP/MAG/4001, mené avec l’appui de la FAO, a permis de consolider les moyens d’analyse de l’Agen­ce de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA), avec de nouveaux équipements et la formation de techniciens. Une étape importante pour mieux détecter les contaminants invisibles susceptibles de présenter un risque pour la santé.
La cérémonie de clôture du projet s’est tenue hier en présence de la ministre de la Santé publique, Dr. Monira Ma­gnana, du représentant par intérim de la FAO à Madagascar, Aloys Nizigiyimana, ainsi que des responsables du ministère, de la FAO et de l’ACSSQDA. A cette occasion, la ministre a visité le laboratoire de l’agence pour constater les équipements acquis et l’avancement des infrastructures en cours d’achèvement.

Détecter ce que l’œil ne voit pas
L’enjeu est de taille : certains aliments peuvent présenter des risques sans que leur apparence ou leur odeur ne permette de les identifier. Les mycotoxines, notamment, nécessitent des analyses spécifiques pour être détectées. Le renforcement du laboratoire doit ainsi permettre d’améliorer la fiabilité et la qualité des analyses réalisées sur les denrées alimentaires.
Le projet a notamment permis l’acquisition d’un HPLC-FLD, un appareil destiné à des analyses spécialisées, ainsi que d’un bain à sec et d’un onduleur. Ces équipements viennent renforcer les moyens techniques disponibles au sein de l’ACSSQDA.
Le volet humain n’a pas été oublié. Onze techniciens de laboratoire d’Antananarivo et de Toamasina ont bénéficié de formations portant notamment sur la norme ISO 17025, ainsi que sur les techniques d’analyse des mycotoxines et de la vanilline.

Un contrôle au service du consommateur
L’ACSSQDA assure la coordination et le contrôle des analyses relatives à la qualité et à la sécurité sanitaire des aliments, qu’ils soient produits localement ou importés. Elle intervient également dans les investigations en cas de suspicion d’intoxication alimentaire.
Avec ces nouveaux moyens, Madagascar cherche à renforcer un maillon essentiel de la prévention sanitaire. Car avant de protéger le consommateur, il faut d’abord pouvoir identifier ce qui menace son assiette.

Fahranarison

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