Le Fitampoha royal 2026 s’est tenu du 20 au 28 août à Belo-sur-Tsiribihina, dans la région Menabe. Le temps fort de cette édition s’est déroulé durant le « fampandroana » des Dady, les reliques sacrées des anciens rois sakalava, qui ont été immergées dans le fleuve Tsiribihina conformément au « fomban-drazana ». Une cérémonie destinée à honorer la mémoire et le « hasina » des souverains qui se sont succédé.
«Actuellement, la boucle est bouclée », a déclaré Ampagnito Harea Tinahy Tsialia Georges Kamamy. Durant plusieurs jours, Belo-sur-Tsiribihina a vécu au rythme des rites et traditions sakalava. Le « fampandroana » constitue l’un des moments les plus importants du Fitampoha. Il ne s’agit pas d’un simple bain des reliques royales, mais d’un rituel de purification et de renouvellement du « hasina ». Les Dady occupent ainsi une place centrale dans cette cérémonie où se rencontrent mémoire, spiritualité et identité culturelle.
Les cérémonies traditionnelles ont été conduites par l’Ampagnito Harea Tinahy Tsialia Georges Kamamy. Héritier de la lignée royale, il a assuré la direction des différents rites selon les traditions transmises par les générations précédentes.
50 millions d’ariary et des zébus
L’édition 2026 a également été marquée par la présence de représentants de l’État. Théo Rakotovao, directeur général de la Culture, a représenté officiellement le ministre de la Communication et de la culture, tout en étant le parrain du Fitampoha cette année. Dirigée par Joel Kamamy Mondestin, la direction régionale de la Communication et de la culture du Menabe a également apporté son concours à l’événement. Le gouvernement malgache a contribué à la réalisation du Fitampoha à hauteur de 50 millions d’ariary, auxquels s’ajoute la mise à disposition de zébus pour accompagner les cérémonies.
A travers cette nouvelle édition, le Fitampoha confirme son importance dans la sauvegarde du patrimoine immatériel malgache. A Belo-sur-Tsiribihina, les traditions royales sakalava continuent ainsi de se transmettre, entre respect des ancêtres, attachement au territoire et volonté de préserver une identité culturelle profondément enracinée.
Holy Danielle




