Nosy Sakatia souhaite renforcer son potentiel écotouristique grâce à ses richesses naturelles encore préservées. Les populations vivent principalement de la pêche et de l’artisanat, mais le tourisme ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie locale.
L’îlot bénéficie d’un statut d’aire protégée marine et terrestre dans la Diana. Il couvre environ 600 hectares et s’étend sur six kilomètres de longueur. L’île compte trois villages : Ampasindava, Ampasimena et Antanabe.
La richesse marine constitue l’un des principaux atouts de Nosy Sakatia. Les tortues marines figurent parmi les espèces emblématiques de ce patrimoine. Des plages de ponte protégées les accueillent. « Les tortues marines constituent une richesse naturelle qui distingue Nosy Sakatia », souligne la présidente du « Vondron’olo Ifotony – Regroupement des acteurs pour la sauvegarde de l’Île Sakatia » (VOI Rasis), Be Elisa Laurie. « L’écotourisme peut créer des emplois, générer des revenus et améliorer les conditions de vie », affirme-t-elle.
Les récifs coralliens figurent également parmi les ressources à préserver. Orchidées, oiseaux et lémuriens enrichissent la biodiversité locale, tandis que mangroves et forêts complètent ce patrimoine. Cette diversité offre plusieurs possibilités pour développer un tourisme respectueux de l’environnement.
Transfert de gestion
La nouvelle convention de transfert de gestion renforce cette orientation. Le transfert initial aux communautés de base remonte à 2002. La troisième reconduction a été signée le 15 juillet pour cinq ans, jusqu’en 2031. Cette période accorde une place accrue à l’écotourisme.
Pour le premier adjoint au maire de Nosy Be, Masaoudy Aly Amady, l’enjeu dépasse Sakatia. « Les ressources naturelles de Sakatia appartiennent à Madagascar tout entier », rappelle-t-il. Protéger et gérer durablement ces richesses devient une nécessité. « Nosy Be attire déjà de nombreux touristes et cette activité améliore les conditions de vie », ajoute-t-il.
Le projet Gestion des écosystèmes côtiers du paysage Baie d’Ambaro, Tsimipaiky, Ampasindava et archipel de Nosy Be (Gec Batan) accompagne les communautés. Il cherche à concilier conservation des ressources, développement économique local et bien-être des populations.
Le défi reste à préserver les écosystèmes et, non des moindres, permettre aux communautés d’en bénéficier directement. Ce, sachant que Nosy Sakatia dispose de multiples atouts pour faire valoir un modèle d’ecotoursime communautaires. « La priorité reste une gestion durable des ressources pour les générations futures », insiste Be Elisa Laurie.
Arh.




