La fédération Sport Boules Malagasy (FSBM) a tranché : Madagascar 1 et Madagascar 2 ne seront pas de la grande messe de Talaudière, mais prendront la direction de Charleville. Un choix qui fait jaser dans les travées, tant le National de Talaudière s’annonce comme le haut lieu du week-end, avec une densité de cracks rarement vue dans un Top 1000.
Car c’est bien là que se joue la différence ! Talaudière, c’est le gratin, le «carré d’as» de la pétanque française, où l’on retrouve des grosses pointures malgaches, à l’image de Christian Andriantseheno, Lahatra Randriamanantany, Yves Rakotoarisoa ou encore Zigle.
À Charleville, la FSBM mise sur une autre carte, celle des Qualif’ Masters 2027. Un pari assumé, qui privilégie la route vers les Masters plutôt que le prestige immédiat du PPF Tour. Les dirigeants avancent l’argument du calendrier et des points à glaner, mais dans les coulisses, certains parlent d’un «coup de poker» où l’appât du gain et la perspective de qualification prennent le pas sur l’expérience du très haut niveau.
La décision illustre une fracture dans la stratégie malgache, d’un côté, les sélections officielles qui participent à des rendez-vous certes estampillés Top 1000 mais moins relevés, de l’autre, les individualités malgaches qui se frottent aux cadors à Talaudière pour engranger du vécu et de la reconnaissance. Une dichotomie qui interroge, à l’heure où la préparation du prochain championnat du monde exige de se mesurer aux meilleurs, sans calcul ni détour.
Reste à savoir si ce virage tactique portera ses fruits ou si, au contraire, il laissera un goût amer, celui d’avoir manqué le rendez‑vous avec l’élite. Dans le jargon des boulistes, on dirait que Madagascar a «tiré au fer» à Charleville, mais a laissé filer le «carreau» de Talaudière.
Naisa




