La réussite des prochaines élections repose avant tout sur la confiance des électeurs et des acteurs politiques envers les institutions chargées de les organiser. C’est l’un des principaux messages du Sehatra ifanakalozana anatsarana ny fanaovana politika (Siap), ou Espace de dialogue des partis politiques, lors des consultations électorales à Iavoloha.
Reçu par le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, le Siap fait partie
des rares entités à rendre publiques ses propositions portant sur le calendrier, la gouvernance électorale et les conditions nécessaires à l’organisation de scrutins crédibles et acceptés par les différentes parties prenantes.
Parmi les sujets soulevés, la fiabilité de la liste électorale. Ce chantier constitue l’un des éléments déterminants des prochaines échéances. A ce sujet, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a lancé en juillet une refonte totale du fichier électoral, avec l’objectif de disposer d’une nouvelle liste finalisée en avril 2027. Son président, Thierry Rakotonarivo, a même annoncé que la crédibilité de l’institution dépendra de sa capacité à élaborer une liste fiable et assainie.
Règles du jeu claires
La feuille de route de la Refondation va dans le même sens. Elle prévoit la refonte de la liste électorale permettant de disposer de données fiables sur les électeurs et d’un fichier électoral national de qualité. Elle prévoit également une réforme de la gouvernance électorale, comprenant la refonte de la loi régissant la Ceni, de la juridiction électorale et de la législation applicable aux scrutins.
Dans ce contexte, le Siap fait également part de ses préoccupations concernant la nomination des chefs de fokontany. Vu le rôle joué par les structures locales dans le recensement et l’inscription des électeurs, le sujet prend une dimension particulière.
Le regroupement politique avance par ailleurs plusieurs propositions, telles que l’accélération de l’inscription biométrique dans
la perspective d’un vote électronique, le jumelage éventuel de certaines élections et l’implication des Malgaches résidant à l’étranger. Derrière ces différentes propositions, l’objectif est d’établir des règles du jeu claires et acceptées par tous, pour que les résultats des futurs scrutins ne deviennent pas une source de contestation.
En vue des élections de 2027, le débat ne porte plus seulement sur la date des scrutins, mais aussi sur les conditions d’organisation, la capacité des institutions et des acteurs politiques à instaurer un climat de confiance.
Tivo Rasam




