Jeux Intercontinentaux MX: Tsitsi prend le guidon du rêve africain

Du statut de champion sur les pistes poussiéreuses de Madagascar à celui de sélectionneur des motards africains appelés à disputer les Jeux Intercontinentaux FIM de motocross (MX), Tsirava Razafimahefa (Tsitsi) poursuit une trajectoire hors norme. La FIM Afrique a choisi la légende malgache, pour conduire l’équipe continentale à Goiânia (Brésil), en décembre 2026.
Pour les férus de motocross malgache, cette nomination est une évidence. Sextuple champion de Mada­gascar, ancien président de la fédération nationale et figure emblématique des circuits de la Grande île, Tsitsi est depuis plusieurs décennies l’une des références du paddock national. Son expérience des départs sous pression, des manches disputées roue dans roue et des terrains les plus exigeants, font de lui une véritable figure de proue du motocross malgache.
Derrière le compétiteur se cache également un passionné dont la relation avec les deux-roues ne s’est jamais affaiblie. « La moto est la meilleure thérapie au monde », confie-t-il, résumant en quelques mots une existence entièrement consacrée aux sports mécaniques. Une philosophie qui explique la longévité d’un homme resté au contact des circuits, des pilotes et du développement de la discipline bien après ses années de domination sportive.
Lorsque la FIM Afrique lui a annoncé sa sélection pour représenter le continent aux Jeux Intercontinentaux, la réaction de Tsitsi fut spontanée. « Très heureux et très fier », a-t-il déclaré.
« Représenter l’Afrique, c’est unir plusieurs pays aux cultures différentes autour d’un même objectif », souligne-t-il. Et cette vision prend tout son sens dans un projet réunissant des pilotes venus d’Afrique du Sud, d’Ouganda et de Zambie sous les mêmes couleurs.
À quelques mois du rendez-vous de Goiânia, Tsitsi affiche déjà sa ligne de conduite : donner le maximum tout en cultivant l’esprit de respect et de fraternité entre les différentes unions continentales. « Donner le meilleur, même en sachant que ce ne sera pas facile, et construire des relations d’amitié et de respect avec les autres continents », affirme-t-il.

Naisa

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