Travaux publics: Michaël Randrianirina hausse le ton à Manandriana

« Je ne cautionne pas les travaux mal faits ni le détournement des fonds publics », a fermement déclaré le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM), lors de sa visite à Manandriana, dans la région Amoron’i Mania, le 5 septembre, à l’occasion de la deuxième édition du Festival du citron.

Dans son discours, Mi­chaël Randrianirina a pointé du doigt les re­tards dans la construction des routes longues de 18 km reliant Manandriana à la RN7. Non seulement, le chef d’Etat a interpellé le responsable régional des Travaux publics, mais il a également mis en garde l’entreprise Solide Cons­truction, chargée des travaux.
Pour l’heure, environ 5 ki­lomètres de route, ont été réa­lisés alors qu’un devis a été transmis au ministère pour obtenir un financement complémentaire, pour les 13 kilomètres restants.
« L’Etat ne paie pas en cas de travaux mal faits ou qui ne sont pas achevés dans les délais impartis », a-t-il averti.
En s’adressant aux autorités locales et au secteur privé, le chef de l’Etat a exigé une rigueur absolue et de la res­ponsabilité en matière de construction d’infrastructures.

100 millions d’ariary pour les routes
Dans la foulée, une enveloppe de 100 millions d’ariary a été allouée aux travaux de réhabilitation des axes routiers dans les 12 communes du district. Parallèlement, une infrastructure d’eau potable d’une capacité de 80 m³ par jour, a été mise en service, permettant d’alimenter plus de 12.000 habitants.
Lors de cette visite, la présidence n’est pas venue les mains vides, en distribuant du riz, des engrais, des bicyclettes, des machines à coudre, des groupes électrogènes ainsi que du matériel pour les personnes en situation de han­dicap. La population a aussi reçu une enveloppe de 50 millions d’ariary. Et un doyen venu présenter un « sokela » dédié au fihavanana., a obtenu 3 millions d’ariary.
A travers ces annonces, le PRRM insiste sur l’utilisation à bon escient des deniers pub­lics, pour avoir un impact di­rect sur la vie de la population.

N.A.

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