A l’approche des prochaines échéances électorales, la jeunesse pourrait peser davantage dans le corps électoral malgache. Selon les estimations du KMF/Cnoe, entre 2,5 et 2,7 millions de personnes devraient atteindre l’âge légal du vote d’ici l’élection présidentielle prévue en 2027.
Cette progression viendrait renforcer un électorat jeune déjà important. D’après le KMF/ Cnoe, près de 7 millions de jeunes âgés de 18 à 30 ans seraient actuellement en âge de voter à Madagascar, ce qui représente 40 à 45 % de la population âgée de 18 ans et plus.
Entre le 25 avril et le
mois de décembre, quelque 400.000 à 450.000 jeunes
supplémentaires pourraient encore atteindre l’âge requis pour participer aux scrutins, selon les projections communiquées par l’organisation.
Le KMF/Cnoe insiste sur la nécessité de transformer ce potentiel électoral en participation effective. L’enjeu ne se limiterait donc pas au nombre de jeunes en âge de voter, mais concernerait également leur inscription sur les listes électorales et leur implication dans l’ensemble du processus.
L’organisation estime en effet que la participation des jeunes ne doit pas être réduite au seul jour du scrutin. Elle devrait commencer dès l’inscription électorale et se poursuivre à travers le suivi des campagnes, la participation au vote, le suivi du déroulement des élections et le dialogue post-électoral.
Principaux défis
Cette approche repose sur la notion de «cycle électoral», qui considère l’élection comme un processus continu comprenant les réformes juridiques, l’enregistrement des électeurs, les candidatures, les campagnes, le scrutin, le règlement des contentieux et la période qui suit la proclamation définitive des résultats.
Le KMF/Cnoe rappelle également que la Constitution malgache reconnait à tout citoyen remplissant les conditions d’âge prévues par la loi le droit de voter et d’être élu. L’organisation appelle ainsi les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partis politiques à mettre en place des actions permettant aux jeunes de participer davantage à la vie publique.
Le poids de la Génération Z constitue également un élément de cette évolution. Le KMF/Cnoe relève sa présence croissante dans l’espace public depuis les mobilisations de septembre 2025 et estime que cette implication devrait désormais se traduire par une participation accrue à la prise de décision et à l’élaboration des politiques publiques.
A l’approche de 2027, l’un des principaux défis sera donc de convertir le nombre important de jeunes en âge de voter en électeurs effectivement inscrits et engagés dans le processus démocratique. Avec plusieurs millions de nouveaux majeurs attendus, leur intégration dans le corps électoral pourrait constituer l’un des enjeux majeurs de la préparation des prochaines élections.
Tivo Rasam




