A partir du 3 octobre, le Musée de la photographie de Madagascar à Anjohy propose une exposition intitulée «Origines. Débuts de la photographie à Madagascar», consacrée à la période 1853-1890, aux premiers temps de la photographie sur l’île.
L’exposition propose des clés de lecture des premières archives photographiques produites à Madagascar, tout en invitant à regarder autrement les images, à interroger ce qu’elles montrent comme ce qu’elles taisent, et à découvrir les premières réactions des Malgaches face à cette nouvelle technologie : l’incompréhension, la méfiance et l’enthousiasme.
Salon le Musée de la photographie, l’histoire commence en 1826. Cette année-là, le portrait sur toile de Radama Ier est achevé. Le souverain commande ainsi son propre portrait, dans un contexte où les représentations du pouvoir prennent une nouvelle importance. La même année, en France, Nicéphore Niépce réalise ce qui est considéré comme la première photographie de l’Histoire.
«Deux ans plus tard, Madagascar restreint l’accès des étrangers à son territoire. L’île demeure néanmoins au centre des intérêts européens. Evangélistes, négociants et explorateurs cherchent à approcher le royaume et sa cour, à la fois curieuse et méfiante face aux innovations venues d’Europe. C’est dans ce contexte que la photographie fait son entrée à Madagascar, en 1853. Derrière les premières images se jouent alors différents enjeux : diplomatiques, politiques, religieux ou encore économiques», rapporte un communiqué.
Chaque photographie témoigne également d’une époque, d’un lieu et de personnes dont les histoires ne sont pas toujours visibles au premier regard.
Origines prendra le relais de «Exilées», exposition consacrée au destin de princesses malgaches contraintes de quitter leur royaume au moment de la conquête française. Parmi elles figurait Ranavalona III, dernière reine de Madagascar, dont la chute marque la fin de la monarchie et l’installation de l’ordre colonial.
Joachin Michaël




