Ne laisser personne au bord du chemin. C’est l’un des enjeux du Registre social unique (RSU), appelé à prendre une nouvelle dimension dans la politique de protection sociale à Madagascar. Le dispositif, qui couvre déjà environ 2,7 millions de ménages, soit près de 12 millions de personnes, poursuit son déploiement pour mieux repérer les situations de vulnérabilité.
Huit districts supplémentaires viennent ainsi rejoindre les 20 déjà couverts. Une nouvelle enquête est également en cours pour mettre à jour les données et élargir progressivement le registre, y compris dans les zones urbaines. L’objectif est clair : disposer d’une photographie plus précise des réalités sociales pour orienter les aides vers les ménages qui en ont réellement besoin.
«Il faut disposer de données fiables pour éviter que certaines personnes soient laissées de côté et pour que les décisions reposent sur la réalité du terrain», a expliqué hier Sylvestre Rajaonary, directeur général du ministère de la Population et des solidarités (MPS), à l’occasion de l’atelier d’orientation stratégique sur la protection sociale au Carlton à Anosy.
Cette montée en puissance du RSU accompagne la mise en œuvre de la Stratégie nationale de protection sociale 2024-2030, dont l’orientation stratégique a été présentée lors de cet atelier. La nouvelle feuille de route entend renforcer la résilience des ménages vulnérables, soutenir le capital humain et améliorer l’accès aux services sociaux de base.
Le défi est désormais de transformer les données en réponses concrètes. L’Etat, les partenaires techniques et financiers et la société civile sont appelés à mieux coordonner leurs interventions afin que les financements suivent les priorités identifiées sur le terrain. Le RSU veut ainsi élargir son filet, mais surtout s’assurer qu’il ne laisse plus échapper ceux qui en ont le plus besoin.
Fahranarison




