Actuellement de passage dans la capitale, le chanteur Nônô, de son vrai nom Roland Rakotondrainibe, a été décoré hier à la Bibliothèque nationale de Madagascar (BNM), à Anosy. Le ministre de la Communication et de la culture, Gascar Fenosoa, lui a décerné la distinction de Commandeur de l’Ordre des arts, des lettres et de la culture (Olac).
«Je suis surpris par cette distinction, je ne m’y attendais pas et je pense même ne pas la mériter», a déclaré l’artiste avec humilité. Et pourtant, Nônô est un chanteur qui a marqué plusieurs générations grâce à ses compositions intemporelles comme «Hoy Ianao», «Ialahy», «Ilay Masoandro», «Bedy Foana», «Ento Aty», «Io Fitiavana Io Ihany» et surtout «Lasa Aho», une chanson qui a fait pleurer plus d’un auditeur lors de sa sortie dans les années 1980. Des titres que même les jeunes d’aujourd’hui continuent de fredonner, accompagnés à la guitare ou lors des fêtes de famille.
«Il n’a pas fait de demande, mais nous lui avons décerné ce titre. C’est une légende de la musique malgache», a souligné le ministre. Selon ses fans, Nônô se distingue notamment par la poésie de ses textes et la mélancolie de ses mélodies. «Quand il est arrivé en France en 1986, j’ai décidé d’organiser son premier concert à Paris», témoigne l’un de ses amis.
Après cette cérémonie déroulée en présence de sa famille, le chanteur a donné un ultime concert hier à Havoria Anosy pour retrouver ses fans avant son retour en France.
Holy Danielle




