Malgré les réserves émises par la Direction nationale de l’enseignement catholique et la contestation de certains établissements privés pris de court, il n’y aura pas de suspension de la réforme du baccalauréat. Les nouvelles séries L, S et OSE, remplaçant respectivement les anciennes A, C et D, entreront en vigueur dès cette année scolaire 2026-2027.
Entre une réforme non négociable et des acteurs éducatifs encore en quête de repères, la rentrée s’annonce comme une étape de bascule majeure, suscitant de vives appréhensions. Pour les établissements privés et les parents d’élèves, l’heure n’est plus à l’hésitation mais à l’adaptation, le gouvernement ayant confirmé qu’il ne ferait aucun retour en arrière.
À l’issue de leur rencontre avec le ministère de l’Education nationale (Men) et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), le 11 septembre dernier, les responsables de l’enseignement privé n’ont pas obtenu l’ajournement souhaité. Les anciennes séries A, C et D sont définitivement supprimées au profit des filières L, S et OSE. Les deux ministères maintiennent le cap.
En ce début de nouvelle année scolaire, il est encore temps pour le secteur privé d’adopter cette réforme et d’intégrer les nouvelles matières au programme. À ce titre, les ministères concernés s’engagent à apporter leur soutien.
Mesures d’accompagnement
Des formations destinées aux enseignants et aux formateurs sont prévues afin d’harmoniser les méthodes d’apprentissage et de faciliter la mise en œuvre du nouveau programme éducatif. Désormais, les établissements privés seront notamment intégrés à l’élaboration des sujets du baccalauréat 2027. Une attention particulière sera par ailleurs portée aux élèves de la classe de Première qui ont déjà choisi entre les séries A, C et D.
Face à cette mutation inéluctable, les établissements catholiques et privés n’ont d’autre choix que de revoir leur cursus pour s’aligner sur celui du public. Certains d’entre eux ont ainsi suspendu temporairement les cours pour permettre à leurs enseignants de se former. Dans la Zone d’administration pédagogique (Zap) d’Ankaraobato, par exemple, les classes sont interrompues du 15 au 18 septembre afin d’organiser des sessions de formation au nouveau système.
La Salle fait exception
Si de nombreux établissements privés ont affiché leur réticence, d’autres s’inscrivent pleinement dans la démarche. C’est le cas du lycée La Salle Sainte-Famille, qui affirme appliquer le système L/S/OSE depuis cinq ans et se dit prêt à poursuivre sur cette voie. L’établissement a même annoncé une prolongation exceptionnelle des inscriptions en classes de Première et Terminale.
Parallèlement, les réseaux sociaux voient se multiplier les annonces de cours d’appui et de préparations spécifiques au baccalauréat, notamment en mathématiques, physique-chimie et SVT. Des offres qui ciblent particulièrement les élèves confrontés au choix de leur orientation.
Fahranarison




