De retour de New York, le président Michaël Randrianirina s’est rendu dans l’après-midi à la stèle commémorative érigée à Anosy, vers Ambohidahy, pour y déposer une gerbe. Un geste symbolique accompagné d’un message fort adressé aux responsables, «La lutte menée sera vaine si les mauvaises pratiques des anciens dirigeants sont répètent». «La légitimité issue du changement politique ne peut suffire, elle doit être accompagnée de transformations perceptibles dans la manière de gouverner», a-t-il indiqué.
Le colonel Michaël Randrianirina a également appelé les jeunes à s’engager aux côtés de l’Etat dans la lutte contre la corruption. Le message est symboliquement fort puisque cette jeunesse avait constitué l’un des principaux moteurs des manifestations de septembre 2025. Il a annoncé à cette occasion la prochaine mise en place du conseil consultatif et ainsi que le conseil économique et social.
Un an après, le défi de la Refondation ne consiste plus au remplacement des hommes mais au changement des pratiques. Et l’avertissement lancé par Michaël Randrianirina pourrait devenir l’un des critères à l’aune desquels son propre pouvoir sera jugé : faire en sorte que la rupture revendiquée se traduise par des changements réels, visibles et ressentis dans la vie quotidienne.




