Réforme scolaire: des élèves pris en étau entre deux systèmes

Une année scolaire sous le signe de l’incertitude. Alors que le nouveau programme avec les séries L, S et OSE est officiellement appelé à entrer en vigueur cette année, certains établissements privés prône encore le maintien des anciennes séries A, C et D. Entre ces deux systèmes, certains élèves et parents sont encore dans l’expectative. D’autres ont même changé d’établissement pour ne pas se retrouver au milieu de la transition.

A New York, la ministre de l’Education nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, a pourtant affiché une position sans ambiguïté. « C’est un bon programme », a-t-elle déclaré devant la diaspora malgache, avant d’assurer que le gouvernement n’entend pas revenir sur la réforme. Pour elle, le ministère reste disposé à dialoguer, mais le retour à l’ancien système ne constitue pas une option.

« Nous sommes en période de réforme et de refondation, donc nous devons avancer », a-t-elle martelé.
Mais, des établissements refusent toujours de basculer vers les nouvelles séries et maintiennent les anciennes filières. Ils plaident pour une transition progressive, le temps notamment de préparer les enseignants, d’accompagner les élèves et de procéder aux ajustements jugés nécessaires.
Cette coexistence des programmes place certaines familles devant un choix qui dépasse désormais la simple sélection d’une école. Selon l’établissement fréquenté, un élève peut encore adopter les anciennes séries ou commencer sa scolarité secondaire dans le nouveau système.
Pour certains parents, l’incertitude a déjà eu des conséquences concrètes. Des élèves ont quitté leur établissement pour rejoindre une école ayant adopté le nouveau programme, tandis que d’autres restent dans leur structure habituelle en attendant une clarification.
Du côté des établissements contestataires, la porte au dialogue reste ouverte. Leur proposition consiste notamment à introduire progressivement le nouveau programme, en commençant par la Seconde, avant son extension aux classes supérieures. Une nouvelle concertation entre les techniciens des ministères et ceux des établissements privés, est ainsi attendue.

Fahranarison

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