Nouvelle crise municipale à Fianarantsoa. Neuf conseillers municipaux se sont prononcés lundi, en faveur de la destitution du maire François d’Assise Ramanandraibe, selon une source locale. Ce vote place directement le premier magistrat de la ville au cœur d’un bras de fer politique qui couve depuis plusieurs mois.
Sur les 15 membres du Conseil municipal, 14 ont participé au scrutin. Neuf ont voté pour la destitution contre quatre, tandis qu’un conseiller n’a pas pris part au vote. La majorité des élus ayant participé au scrutin, s’est donc prononcée contre le maintien du maire.
Mais le vote ne signifie pas encore que François d’Assise Ramanandraibe a juridiquement perdu son mandat. Le procès-verbal de la réunion doit encore passer un contrôle de légalité auprès de la Préfecture avant que le ministère de l’Intérieur, ne puisse constater la vacance de poste.
Le scrutin intervient dans le cadre d’une session extraordinaire du Conseil municipal ouverte hier et prévue sur trois jours. Il marque surtout une nouvelle escalade dans les tensions qui traversent la Commune urbaine de Fianarantsoa depuis le début de l’année.
Crise ouverte
Le 20 mai, le bureau permanent du Conseil municipal a déjà été visé par un vote de destitution. Les 15 conseillers ont alors participé au scrutin. Dix ont voté pour, quatre contre et un s’était abstenu. La procédure n’avait pas suffi à refermer la crise. De plus, la perspective d’une destitution du maire circulait déjà dans les couloirs de l’Hôtel de ville de Fianarantsoa.
Quatre mois plus tard, c’est désormais François d’Assise Ramanandraibe lui-même, élu sous la bannière de l’Irmar, qui se retrouve directement dans l’œil du cyclone. La succession des deux votes traduit la profondeur des divisions au sein du Conseil municipal. Après la remise en cause de son bureau permanent, le Conseil municipal vise la tête de l’Exécutif communal.
Reste à connaître les motifs invoqués contre le maire de Fçianarantsoa, d’autant plus qu’il a le droit de se défendre et de porter l’affaire devant le Tribunal administratif. S’il a effectivement perdu la bataille politique, il a encore la possibilité de gagner la bataille de procédure.
Tivo Rasam





