Les jeunes ne doivent pas être utilisés comme des instruments politiques ou chercher uniquement à accéder à des postes de responsabilité. Ils doivent participer directement au changement et à la mise en place d’un nouveau système dans le pays. C’est ce qu’a déclaré le Pr Jeannot Rasoloarisoa, analyste politique, lors d’une conférence-débat organisée hier à Antsahavola.
Le débat avait pour thème : «La place des jeunes dans les différentes luttes qui se sont succédé à Madagascar». A cette occasion, il a été rappelé que, depuis 1972, les jeunes ont toujours joué un rôle important dans les mouvements et les luttes réclamant des changements dans le pays.
Selon le Pr Jeannot Rasoloarisoa, les jeunes figurent parmi les principaux acteurs ayant porté les idées de changement du système à Madagascar. Leur participation au processus de transformation et à la mise en place de nouvelles structures doit donc être davantage considérée et valorisée.
Les jeunes doivent également s’engager dans la politique, a-t-il souligné, et ne pas se limiter à être des instruments utilisés par les responsables politiques. Il a notamment cité comme exemple la création du parti MFM ou Mpitolona ho an’ny Fanjakan’ny Madinika (parti pour le pouvoir prolétarien), à la suite des événements de 1972, qui avait rassemblé de nombreux jeunes.
Les jeunes doivent se regrouper et élaborer des stratégies politiques afin de pouvoir participer davantage à la définition de l’avenir du pays, a-t-il poursuivi.
«Si les jeunes veulent apporter leur contribution à la construction d’un nouveau système, ils doivent être prêts et mettre en place ce que l’on appelle une stratégie politique.»
Pour sa part, Herizo Andriamanantena, Gen Z, a expliqué que cette conférence constitue notamment un moyen d’alerter et de rappeler aux jeunes les luttes menées dans le passé. Elle vise également à encourager les jeunes à prendre pleinement leurs responsabilités dans la gestion et la conduite des affaires nationales, en tirant les leçons des erreurs commises auparavant.
N.A.





