Valorisation des produits impropres à la consommation: transformer la farine avariée en aliments pour animaux

Un dispositif de contrôle se prépare pour valoriser les farines impropres à la consommation humaine en nourriture animale. Présentée en Conseil des ministres du 29 septembre, cette initiative prévoit la mise en place d’un comité technique conjoint entre le ministère du Commerce et de la consommation (MinCC) et le ministère de l’Elevage, afin de définir les modalités de tri, d’analyse et d’orientation des stocks dégradés.
Le prélèvement d’échantillons et leur analyse en laboratoire constituent la première étape des procédures, avant l’acheminement sécurisé des lots déclarés avariés vers des unités de transformation en aliments pour animaux. Les autorités soulignent toutefois la nécessité de faire une distinction stricte entre les produits avariés et les produits périmés, afin d’éviter tout risque sanitaire tout au long de la chaîne alimentaire.
Le Conseil des ministres a d’ailleurs précisé que seules les farines altérées mais techniquement récupérables pourront être transformées en aliments pour animaux. Les farines ayant dépassé leur date de péremption seront systématiquement incinérées pour empêcher toute réintroduction frauduleuse ou incontrôlée sur le marché.
«Le ministère de l’Elevage désignera le laboratoire agréé qui va réaliser les analyses, tandis que le MinCC assurera le tri et la classification des lots», a expliqué Yolandine Nam­bohoe Venon, directrice de la Protection des consommateurs (DPC).
Elle a souligné que la démarche vise à la fois à protéger la santé publique et à réduire le préjudice financier des opérateurs.

Jean Riana

Partager sur: