A l’invitation de son homologue botswanais, Duma Gideon Boko, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, effectue actuellement une visite d’Etat au Botswana. Le renforcement de la coopération Sud-Sud, au sein de la Sadc, sera au menu de la rencontre entre les deux présidents. Plusieurs accords seront signés en Madagascar er Botswana.
Avant de mettre le cap sur Gaborone, la capitale du Botswana, le colonel Michaël Randrianirina s’est montré optimiste quant à l’avenir de la coopération entre Madagascar et la Sadc. “Je suis convaincu que la coopération entre pays africains est essentielle pour le développement, surtout au sein de la Sadc”, a fait savoir le chef d’Etat malgache.
Et si le Botswana n’est pas un partenaire historique de Madagascar, il est un membre important de la Sadc, abritant le siège de la Communauté de développement d’Afrique
australe. Pour Antananarivo, le message est donc clair : la relance économique et le développement durable passe par l’Afrique.
Au programme de cette visite d’Etat du colonel Michaël Randrianirina, la signature de nouveaux accords de coopération. Selon la Présidence, les discussions porteront sur le partage d’expériences et l’échange de savoir-faire dans des secteurs stratégiques. Botswana possède une expertise dans le secteur du charbon et de l’énérgie solaire, l’agriculture et l’élevage. A ce sujet, Gaborone vient justement de signer un accord avec l’Angola.
Cette visite intervient alors que Madagascar cherche à diversifier ses partenariats et à consolider sa crédibilité internationale, un an après la prise de pouvoir d’octobre 2025. Après Paris, Bruxelles et New York, le président est attendu à Moscou, fin octobre, pour le sommet Russie-Afrique.
« Tous les avions sont fouillés »
Autre fait marquant de ce départ : le président et ses bagages ont été soumis à la fouille systématique à l’aéroport, conformément à la directive qu’il a lui-même donnée.
“Tous les avions et tous les passagers quittant Madagascar doivent être fouillés, quelle que soit la compagnie et quel que soit l’aéroport. Ce n’est pas seulement mon avion. Et ce n’est pas parce que les contrôles sont stricts ici qu’on va aller passer par Nosy Be”, a-t-il déclaré.
N.A





