A l’approche de la deuxième session parlementaire ordinaire de l’année, avec l’adoption de la Loi de finances initiale à l’ordre du jour, le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) plaide pour un changement dans la manière de repartir les ressources publiques, pour que chaque ariary dépensé réponde à un besoin.
Une répartition plus équitable, transparente et axée sur l’impact à long terme des ressources publiques est indispensable pour répondre aux crises contemporaines. Dans ce sens, le CCOC a rapporté sur sa page qu’un budget ne devrait pas être élaboré à partir des ressources disponibles, mais en fonction des besoins et des réalités des collectivités.
Avant toute chose, chaque institution, ministère ou territoire bénéficiant d’un budget devrait ainsi être
en mesure d’identifier les besoins, fixer les objectifs, connaître le montant nécessaire et de présenter les résultats attendus. Et pour ce faire, il est important de procéder à une planification budgétaire afin que les crédits inscrits dans la Loi de Finances correspondent directement aux besoins et priorités identifiés.
Dans cette logique, le CCOC recommande que les besoins les plus urgents et les priorités essentielles soient privilégiés dans les arbitrages budgétaires. Et il propose que le document de planification du secteur ou du territoire concerné soit systématiquement joint au Projet de Loi de Finances.
Impacts et redevabilité
L’objectif est de créer un lien vérifiable entre les priorités annoncées et les crédits effectivement accordés. Les allocations ne seraient ainsi plus de simples lignes budgétaires, mais découlent des objectifs précis et à des résultats attendus.
Le collectif insiste également sur les conditions
d’élaboration de ces documents. La planification devrait être inclusive, afin d’intégrer les besoins exprimés par les acteurs concernés et les citoyens, mais aussi faire l’objet d’une revue périodique, pour tenir compte de l’évolution des réalités sur le terrain.
Cette proposition s’inscrit dans une ambition plus large du CCOC, à savoir faire évoluer la gestion publique d’une logique centrée essentiellement sur l’allocation des crédits vers une approche davantage fondée sur les résultats, les impacts et la redevabilité.
Derrière cette réforme se pose finalement une question simple : « que produit concrètement chaque Ariary engagé par l’Etat ? » Pour le CCOC, la réponse devrait être établié dès la préparation budgétaire, à travers une chaîne clairement établie entre besoins, priorités, ressources mobilisées et résultats obtenus.
Tivo Rasam





