Gouvernement ouvert: Madagascar vise son adhésion à l’OGP 2027

En décembre 2016, lors du Sommet mondial du Par­tenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), organisé à Paris, Madagascar a manifesté officiellement sa volonté d’adhérer à cette initiative. Maix dix ans après, le pays n’a toujours pas franchi le seuil d’éligibilité. Le gouvernement de la Refondation entend accélérer le processus, avec l’élaboration d’un plan d’action national pour la période 2026-2030.
Depuis hier à La Rési­dence Ankerana, sous la coordination du ministère chargé de la Refondation, à travers la Direction du Pacte moral et de l’éthique publi­que (DPMep), des représentants des ministères, de la société civile et des acteurs concernés, élaborent le Plan d’action national sur le Gouvernement ouvert (Pan-OGP) 2026-2030, conformément à l’ensemble des cri­tères d’éligibilité requis. L’objectif est de faire avancer Madagascar vers son adhésion à l’OGP en 2027.
Actuellement Madagas­car affiche une note de 9/16, contre 12/16 requise. Trois points restent donc à gagner pour atteindre le seuil de­mandé. Et parmi les critères d’éligibilité, la transparence budgétaire, l’accès à l’information, la déclaration de patrimoine des responsables publics et la participation citoyenne. Mais atteindre ce seuil ne garantit toutefois pas automatiquement l’adhésion, nécessitant également une évaluation du respect des valeurs démocratiques.
« Il faut rétablir la confiance entre l’Etat et la population, notamment dans la gestion des affaires publiques et des finances publiques. L’Etat est prêt à renforcer la transparence et à faire participer les citoyens. Nous appelons surtout tout le monde à unir ses efforts », a déclaré Hanitra Razafimanantsoa, ministre chargée de la Refondation, à l’ouverture de l’atelier.
La préparation du Pan-OGP doit permettre de fixer les engagements et les actions prioritaires du pays. Les institutions publiques, les organisations de la société civile, les médias et les citoyens doivent aussi apporter leur contribution. Dans cette optique, l’Allemagne apporte son appui à cette démarche. Présent lors de l’ouverture, l’ambassadeur Oliver Knoerich a confirmé le soutien de son pays, à travers la GIZ. Un accord de coopération a également été signé à cette occasion.
Les travaux engagés doivent aboutir à un plan d’action définissant les priorités et les responsabilités de chaque acteur. Le gouvernement entend ainsi inscrire davantage les principes du Gouvernement ouvert, dans les réformes de l’Etat et renforcer la confiance entre les institutions et la population.

S.A/Rakoto

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