Refondation: vovonana Loharano craint que le processus dévie de sa trajectoire

Le mouvement Vovo­nana Loharano lance un appel à poursuivre le combat, pour une véritable Re­fondation à la base. Hier à Antaninarenina, ses représentants ont exprimé leurs inquiétudes face aux orientations sur la gouvernance du pays, qui selon eux, « s’éloignent des objectifs initiaux de la conduite du changement ».
Pour Vovonana Loha­rano, la Refondation ne doit pas se limiter à des changements de responsables ou à des prises de décision ponctuelle. Par-dessus tout, elle doit s’attaquer aux fondements mêmes du système, afin de répondre durablement aux
aspirations du peuple malgache. Le mouvement estime
que la manière dont les affaires nationales sont conduites, semble s’écarter des principes fondamentaux de la Refon­dation, visant à reformer en profondeur les structures du pays.
Parmi les points de divergence soulevés, la conclusion de plusieurs accords, dont celui relatif au projet hydroélectrique de Volobe. A ce sujet, Vovonana Loharano pointe du doigt le manque de transparence et déplore que certaines dispositions de cet accord n’aient pas été suffisamment communiquées à la population.
La question des îles Eparses a également été évoquée. Vovonana Loharano regrette que ce sujet n’ait pas été abordé par le président de la Refondation, lors de sa participation à l’Assemblée générale des Nations unies. Alors que la souveraineté du pays occupe une place importante dans le cadre du processus de Refondation.
Dans le même registre, le mouvement fustige aussi la décision du régime, de célébrer le 14 octobre 1958, au même titre qu’une fête nationale. Selon, Vovonana Loharano cela contribuer à perpétuer l’héritage de la colonisation française. Pour ses représentants, cette question historique doit être abordée dans le cadre de la Refondation, compte tenu de l’importance d’affirmer l’identité nationale et la souveraineté de Madagascar.
Enfin, le mouvement plaide pour une transformation en profondeur des structures politiques, administratives et sociales du pays. Il appelle à remettre en question les sys­tèmes et les idées hérités de la colonisation française, qu’il estime en partie responsables des difficultés et de la préca­rité de la population malgache.

N.A

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