Dix entreprises malgaches exportatrices de vanille, du girofle, de cacao, de café, de miel, des huiles essentielles et celles développant l’aquaculture, l’algoculture, participeront au Salon international de l’Alimentation (Sial) à Paris, du 17 au 21 octobre. C’est le plus grand rendez-vous mondial de l’agroalimentaire que Madagascar compte en profiter pour accroître la visibilité des produits «Made in Madagascar», et faciliter l’accès à de nouveaux marchés.
«Nous voulons offrir une vitrine mondiale à nos entreprises», affirme la ministre Ny Riana Nampoina Raharimanjato. «Le Made in Madagascar doit conquérir de nouveaux marchés». A citer Spice Aroma, Tambatra SA, Tsiveta Export, Miaina Toliara, Phileol, Bio Tsara, Taratra, Fanazava Sarl, Malakass et Nature’L. Et Alain Razafindrabe, vice-président de la CCIFM, voit plus loin. «Chaque contrat signé à Paris profite aux filières locales et aux territoires concernés», estime-t-il.
Le programme cible les primo-exportateurs, les TPE et les PME. Il privilégie les régions prioritaires du Pic3 : Atsimo Andrefana, Anosy, Atsimo Atsinanana, Fitovinany, Vatovavy, Atsinanana, Analanjirofo, Ambatosoa et Diana.
Le ministère de l’Industrialisation et du Développement du Secteur privé (MIDSP) coordonne l’opération, avec l’appui du projet Pôles Intégrés de Croissance (Pic3), financé par la Banque mondiale. Quant à la Chambre de Commerce et d’Industrie France Madagascar (CCIFM), elle assure la logistique.
Financements
Et pour permettre aux entreprises malgaches de prendre part à cet événement, la Banque mondiale mobilise 123.351,90 euros via le Pic3, pour couvrir les frais d’inscription au salon et le stand collectif, soit 10.800 euros par entreprise. Les participants prendront en charge eux-mêmes leur transport et leur hébergement. «Ces entreprises ne partent pas seules», souligne le coordonnateur national du Pic, Ladislas Adrien Rakotondrazaka. «Nous préparons aussi un programme d’accompagnement à l’export et suivons leurs contacts commerciaux».
Les entreprises bénéficient aussi de mises en relation avec des acheteurs internationaux. D’ailleurs, des rencontres B2B sont prévues à Paris. Le directeur des affaires juridiques au Ministère du Commerce et de la Consommation a fait savoir que «exporter exige de maîtriser les règles. Cet accompagnement permet aux opérateurs de sécuriser leur démarche».
Arh.





