Mamitiana Rajaonarison: « Pas de favoritisme, pas de passe-droit pour quiconque »

Alors que le gouvernement entend renforcer la lutte contre la corruption, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison appelle les responsables ministériels à prendre leurs responsabilités. Il insiste sur la nécessité de sanctionner les infractions et les manquements ainsi que de renforcer les mécanismes de contrôle au sein de l’administration.

«Ceux qui n’ont pas le courage d’agir, feraient mieux de partir immédiatement, car la lutte contre la corruption ne fait aucune exception, même pour les proches », a déclaré le chef du gouvernement, lors d’une rencontre avec les hauts fonctionnaires et les cadres de la lutte contre la corruption au sein des ministères, samedi.
Pour le Premier ministre, l’heure n’est plus aux simples rappels à l’ordre. Les violations de la loi et des règles administratives doivent désormais entraîner des sanctions appropriées. Il appelle ainsi les responsables à faire preuve de fermeté, face aux irrégularités constatées dans leurs services. Et « pas de favoritisme, pas de passe-droit pour quiconque »
Le chef du gouvernement estime également que les structures nationales spécialisées doivent concentrer leurs efforts sur les affaires majeures et les cas de corruption de haut niveau. Selon lui, les irrégularités liées au fonctionnement quotidien des ministères devraient être traitées par les structures internes chargées du contrôle et de la prévention de la corruption. La gestion des biens publics et la protection de l’intérêt général figurent parmi les domaines nécessitant une attention particulière.
Par ailleurs, il souligne que ce fléau constitue un frein au développement et contribue à fragiliser la con­fiance des citoyens envers l’administration. L’accès aux droits et aux opportunités ne devrait pas dépendre des relations personnelles ou des liens familiaux, mais plutôt de la compétence, de l’intégrité et du respect de la loi.
Le chef du gouvernement appelle ainsi l’ensemble de l’administration à s’engager dans ce combat pour instaurer un changement de mentalité au sein de la société. La mise en place d’une administration trans­parente et responsable constitue, selon lui, une condition essentielle pour lutter durablement contre ce phénomène.

S.A

Partager sur: