Une attaque meurtrière s’est produite hier matin au marché d’Anosibe. Un épicier domicilié à Androndrakely âgé de 35 ans, est mort d’une balle dans la tête, tandis que deux hommes qui voulaient capturer le malfrat, ont été blessés par balles.
La situation sécuritaire dans la capitale est devenue incontrôlable. Les bandits parfois armés, osent passer à l’acte même en plein jour. Hier vers 9h au marché d’Anosibe, le dénommé Toky, un épicier domicilié à Androndrakely, a perdu la vie lors d’une attaque à main armée, alors qu’il passait ses commandes dans le comptoir d’un grossiste. Un seul bandit a commis le forfait. Il s’est emparé du téléphone et du sac de sa victime contenant 8 millions d’ariary.
« Alertés, nous avons essayé de le contacter au téléphone pour en avoir le cœur net. Il n’a pas décroché, alors nous nous sommes pressés pour nous rendre ici », a indiqué son proche, hier. L’homme âgé de 35 ans, célibataire et sans enfant, a reçu une balle dans la tête, et est mort sur le coup. Un employé du grossiste a voulu barrer la route au bandit, mais ce dernier n’a pas hésité à ouvrir le feu sur lui, le blessant, tout comme un autre passant également blessé. La famille de Toky a récupéré la dépouille mortelle, hier même pour l’amener à Androndrakely où une veillée se tient depuis hier soir.
Zone rouge
Alertés, les policiers se sont lancés à la poursuite de l’assaillant, mais le concerné a réussi à s’enfuir, d’autant que les riverains n’ont plus osé interférer après les coups de feu. Les blessés ont été envoyés au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha pour recevoir les soins nécessaires. Les investigations se poursuivent pour retrouver le malfrat.
Toky travaillait avec son oncle à Androndrakely. Il était chargé d’acheter les marchandises à revendre chaque fois. « Nous ne pouvons pas dire qu’il était suivi tout au long de son trajet. Il a d’ailleurs été tué devant le magasin de gros où il avait
l’habitude de faire ses achats », a-t-on poursuivi. En tout cas, Anosibe est une zone rouge en termes d’insécurité. Pas plus tard que le 7 octobre vers 17h30, trois bandits armés de sabres ont attaqué un commerçant sur place, pour emporter 1,2 million d’ariary et deux cellulaires.
LR





