Attaque meurtrière à Anosibe: le présumé auteur capturé à Betroka

Après avoir joué au chat et à la souris pendant plusieurs jours, la police et le présumé assaillant de Toky à Anosibe, le 14 octobre, se sont finalement rencontrés à Betroka, lundi soir. La Brigade criminelle a envoyé ses éléments sur place pour récupérer le suspect et l’amener à Anosy où il sera soumis au feu roulant de questions.

Cinq jours ont suffi aux policiers pour mettre la main sur le présumé auteur de l’attaque à main armée de mercredi, ayant coûté la vie à Nandrindra Mamitoky Njaratiana alias Toky, à Anosibe. La capture a eu lieu lundi soir, à des centaines de kilomètres du lieu du crime, plus précisément à Betroka, grâce la célérité des poursuivants et la coopération interservices au sein de la police. La brigade criminelle a en effet tracé le téléphone du suspect puis alerté le commissariat local une fois que l’occasion s’est présentée.
Après s’être terré à Ilaka­ka Ihosy (Ihorombe), le suspect prévoyait de rejoindre la partie Sud de l’île à bord d’un autocar reliant Ilakaka à Amboasary Atsi­mo. Mais, alerté à temps, le commissariat de Sécurité publique (CSP) de Betroka a mis en place des stratégies, d’autant que la cible était potentiellement armée. Il s’agissait de procéder à un contrôle routier habituel, mais avec une fouille renforcée de tous les passagers.

Multiples rebondissements
Même en étant dos au mur, le concerné a tenté d’opposer une résistance avant d’obtempérer finalement. Il avait sur lui deux cellulaires, dont l’un était celui qui permettait à la Brigade criminelle de procéder au traçage. Il avait également sur lui une carte nationale d’identité qui s’avère être falsifiée. Des éléments de la Brigade criminelle et du Service antigang sont arrivés sur place le lendemain pour ramener le suspect à Anosy où se tient l’enquête policière.
Cette affaire a connu de multiples rebondissements à un laps de temps très court. Après le tir à bout portant ayant coûté la vie à Toky au marché d’Anosibe, puis la fuite du malfrat avec le sac contenant environ 8 millions d’ariary prévus pour l’achat de marchandises à revendre à Androndrakely et le cellulaire de la victime, une vidéo a fuité sur les réseaux so­ciaux.
Les internautes ont supposé que l’assaillant était l’un des auteurs des bra­qua­ges à Faliarivo Ampita­ta­fika et Ambodiafontsy, déjà écroué à Tsiafahy en 2025. Le ministère de la Justi­ce a dû effectuer une descente dans cette maison de force puis sortir un communiqué officiel pour démen­tir l’information, samedi. Maintenant que le principal suspect est entre les mains de la police, appel est lancé à tous ceux qui disposent d’informations permettant de capturer ses complices, pour signaler immédiatement les forces de l’ordre.

LR

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