Et maintenant, on attend avec impatience la suite des événements. Certainement, des têtes et des masques vont tomber. A vrai dire, leur sort est déjà scellé. Les ordres du colonel sont clairs : des limogeages s’imposent à l’encontre des responsables de tous niveaux. Alors qu’ils devaient faire appliquer la loi sans état d’âme et avec éthique professionnelle, ces derniers ont fermé les yeux sur la corruption, manquant ainsi à leurs engagements et obligations, au mépris des attentes et des objectifs fixés. Ils n’ont plus les mains propres et, pire encore, ils ne sont plus dignes de confiance. En un mot, ils ne sont plus les bonnes personnes aux bonnes places. Et personne n’est irremplaçable.
« Si vous n’avez pas le cran de lutter contre la corruption, vous fériez mieux de vous écarter », a martelé le président de la Refondation dans son récent discours. Toujours à ce propos, « ceux qui n’ont pas le courage d’agir feraient mieux de partir immédiatement, car la lutte contre la corruption ne tolère aucune exception, même pour les proches », a également rappelé le chef du gouvernement dans ses interventions.
Autrement dit, les hauts responsables qui n’osent pas prendre leurs responsabilités et, par-dessus tout, briser l’omerta au sein de leur administration, n’ont pas leur place sur le front. Il faut en finir avec la loi du silence et le favoritisme.
Paradoxalement, Madagascar continue de consolider ses dispositifs de lutte contre la corruption, en adoptant même une nouvelle stratégie prometteuse, alors que ce fléau continue de gagner du terrain, selon le constat du colonel Michaël Randrianirina. Ce déficit de gouvernance ternit l’image du régime en place, qui fait pourtant de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités. On est loin des résultats escomptés car les responsables concernés ne font pas leur travail, rendant vains les efforts entrepris jusqu’ici. Il est temps d’injecter du sang neuf au sein des troupes.
J.R





