L’heure est venue pour la Sadc, de revoir, voire modifier sa trajectoire de développement durable, vers un modèle axé sur l’économie transformatrice, afin de répondre à la réalité et aux besoins actuels du continent africain et ses populations. Pour bâtir une Sadc solide, le moment est arrivé de s’affirmer sur la scène régionale et de jouer un rôle de premier plan à l’échelle planétaire, en misant sur « l’intégration régionale : levier pour une accélération de la transition énergétique et de la transformation agricole ».
Pour y arriver, il est temps de progresser ensemble et manifester cette volonté d’une aspiration commune à l’essor des pays membres dont l’avenir se joue ici et maintenant, à Antananarivo. Et compte tenu des recommandations et des propositions à l’issues des différentes réunions des Hauts fonctionnaires et du Conseil des ministres de la Sadc, les Etats membres sont conscients des avantages et opportunités offerts par cette « intégration régionale », à croissance inclusive.
Et il n’y a pas « intégration régionale » sans inclusion et sans accès à une zone de libre échange (ZLE), permettant de renforcer les liens économiques entre les pays membres, libéraliser le commerce interrégional et améliorer le climat pour l’investissement, tout en rendant les entreprises complétives sur les marchés internationaux. La Zone de libre-échange de la Sadc, dont Madagascar est membre, est entrée en vigueur en 2008.
Mais il se trouve que certains points restent à améliorer, pour que cette ZLE soit un levier et un vecteur de transformation énergétique et agricole. Les règles sur les libres circulations des biens, des personnes et des capitaux, ne sont pas vraiment harmonisées, sans parler des obstacles douaniers, la lourdeur des procédures aux frontières et le caractère arbitraire des tarifs de transit. Certes de tailles, mais les enjeux sont clairs et les défis énormes.
Comment renforcer le commerce intra-zone ? Les hauts fonctionnaires et les ministres de la Sadc se sont penchés sur cette question durant les différentes réunions préparatoires dont les résolutions seront adoptées par les chefs d’Etat et du Gouvernement demain. Dans cette optique, ce 45e sommet de la Sadc marque un tournant décisif, à ne pas manquer, pour les 16 pays membres.
Andry Rabeson




