Après analyse, des métaux lourds ont été détectés dans les boues de curage du canal C3. Cela a amené le Projet de développement urbain intégré et de résilience pour le grand Antananarivo (Produir), à installer un site de réduction du volume et de prétraitement des boues à Anosibe. Et une fois pressées et déshydratées, les boues sont ensuite enfouies dans le site de confinement, situé dans la commune d’Iarinarivo.
Toutefois, à titre de redevabilité et pour rassurer les habitants de cette commune, des analyses physico-chimiques et bactériologiques sont réalisées régulièrement sur leurs puits dont les dernières effectuées jeudi. Et d’après Produir, «le confinement des boues de curage n’a pas altéré la qualité de l’eau à Iarinarivo, pour la consommation humaine et pour d’autres usages». D’ailleurs, la population et les autorités locales ont assisté à la restitution publique des résultats.
A noter que le Centre de recherches et d’études en génie de l’eau et de l’environnement (CREGZB), au sein de la faculté des sciences de l’université d’Antananarivo, a mené également des analyses des boues
d’épuration du Canal C3. Et les résultats montrent une amélioration progressive de la qualité des boues traitées, marquée par une réduction significative du carbone organique total et des concentrations en éléments traces métalliques (ETM).
Le site de confinement d’Iarinarivo s’étend sur une superficie de 2,2 hectares avec une capacité de 74.287 m3, pour enfouir les boues. Pour assurer son étanchéité, des géomembranes en PEHD sont utilisées. La mise en place d’un bassin de collecte des éventuels liquides générés par les boues, est aussi prévue. Afin de réduire l’impact environnemental du site, un système de filtres a été installé à plusieurs étages.
Sera R.




