Unicef Madagascar : « La Sadc que nous voulons »

Lors du Forum des sociétés civiles de la Sadc qui s’est déroulé au Radisson Blu lundi dernier sous le thème « La Sadc que nous voulons », l’Unicef Madagascar a adressé un plaidoyer sur certaines priorités clés de la vision de la Sadc pour 2050. « La Sadc ne peut être considéré comme un bloc régional catalyseur de changement que sous certaines conditions », selon
le représentant de l’Unicef Madagascar par intérim, Gilles Chevalier, lors de son allocution à ce forum. Pour ce faire, il a cité les efforts sociaux, économiques et de gouvernance qu’il faut aligner aux intérêts des enfants et des jeunes, ainsi que la mise en place des mécanismes qui permettent aux gouvernements de s’associer aux organisations locales et organisations de la société civile (OSC) afin de renforcer l’inclusivité et la redevabilité dans la prestation des services.
Gilles Chevalier a également souligné que ces orientations trouvent écho dans l’agenda régional de l’Uni­cef. Il a ainsi évoqué quel­ques points relatifs aux enf­ants et aux jeunes, dans le cadre du pilier de développement du capital humain et social. Entre autres, le développement du bloc régional qui ira de pair avec l’accès à une éducation, à un apprentissage de qualité et pour tous, l’accélération de la couverture sanitaire universelle et les programmes visant à lutter contre la malnutrition infantile ainsi que le soutien des ménages vulnérables par des filets de sécurité sociale et des appuis aux moyens de subsistance afin de renforcer la résilience communautaire face aux chocs naturels, sociaux, sanitaires et économiques qui affectent fortement l’Afrique australe.
Le représentant régional de l’Unicef a conclu que « La Sadc que nous voulons » ne pourra pas être instaurée si plus d’un tiers des enfants des Etats membres continue d’être exclus de l’école primaire dès leur première décennie de vie. Elle ne sera pas non plus possible si des centaines de mères continuent de mourir chaque année en donnant la vie. Mais surtout, elle ne sera pas réalisable si près de la moitié de nos enfants souffrent de malnutrition, et si les secteurs prioritaires pour l’enfance et la jeunesse ne sont pas suffisamment financés par les budgets nationaux.

Recueillis par Sera R.

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