Ankadimbahoaka: une femme tuée à coups de couteau

Une femme de joie, âgée d’une trentaine d’années, a été retrouvée morte poignardée, hier matin à Ankadimbahoaka. Sa famille est venue sur place, mais elle a dû attendre les agents du Bureau municipal d’hygiène (BMH) chargés de récupérer et déposer le corps à la morgue du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA).

Règlement de compte ou crime passionnel ? Une habitante d’Anosi­mahavelona a été retrouvée sans vie, à moitié dévêtue hier vers 7h à Ankadimba­hoaka, près de la voie ferrée. Elle avait encore sur elle une certaine somme d’argent, probablement obtenue la veille.
Il y avait deux entailles à son dos et deux autres à sa gorge, probablement faites au couteau, selon un res­pon­sable local. La police est venue sur place faire les constatations d’usage et a contacté le BMH pour récupérer le corps. De son côté, la famille de la victime, avisée et déjà sur place vers 10h, s’est préparée à la veillée funèbre, même si le corps devait d’abord être envoyé à la morgue.

Inconsolable
Divorcée depuis quel­ques années, la trentenaire travaillait comme femme de joie pour subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de ses deux fils de 6 et 16 ans, ainsi que sa fille âgée de 9 ans. Selon son fils aîné, elle quittait la maison chaque soir à 18h. Son fils la récupérait sur place à 20h pour rentrer à la maison. Dans la soirée d’avant-hier, l’adolescent s’y est rendu comme à l’accoutumée, mais n’a pas retrouvé sa mère. Il entendait une voix l’appelant par son nom, un peu loin, sans trouver personne. Il y attendait jusqu’à 22h avant de dé­cider de rentrer seul, pensant que sa mère « travaillait encore ».
La femme étant bien connu des habitants du quartier, ses proches ont été alertés sitôt après la découverte macabre. Sa sœur et son fils étaient parmi les personnes présentes sur place. Sa sœur en particulier, était inconsolable, d’autant que la trentenaire « n’a jamais eu de différends avec ses semblables », selon son fils.

LR

Partager sur: