Falsification pour des emplois à Maurice: Cinq suspects placés sous MD, la liberté provisoire pour un autre

Depuis début 2025, le Service central des enquêtes spécialisées et de lutte contre les fraudes (SCESLF) de la police nationale a reçu 30 plaintes liées à des affaires d’arnaque au faux recrutement à l’international. La dernière interpellation de suspects en la matière remonte à fin juillet 2025, où quatre hommes et une femme ont été jetés en prison à l’issue de leur défèrement au parquet le 20 août, contrairement au sixième élément de la bande qui a obtenu la liberté provisoire.

Impliqués dans une affaire de falsification de documents, les cinq individus placés sous mandat de dépôt ont comme mode opératoire, de promettre des emplois à l’étranger à leurs proies, en leur fournissant de faux documents moyennant le paiement d’une somme com­prise entre 3 et 10 millions d’ariary.
Deux femmes, parmi les victimes du réseau, ont dé­posé une plainte au SCESLF, le 31 juillet. La bande leur a soutiré 8 millions d’ariary chacune pour la préparation des documents qui étaient tout sauf authentiques. Cela concernait même les billets d’avion, signifiant refus d’embarquement des con­cernées.
La police a immédiatement ouvert l’enquête et sans tarder, elle a mis la main sur quatre complices dans l’affaire, le lendemain de la dénonciation, soit le 1er août. Elle a notamment saisi 49 fausses copies d’acte de naissance, six fausses cartes nationales d’identité, 12 faux résultats de visite médicale, ainsi que plusieurs faux documents émanant du fokontany.

Faux et usage de faux
Les quidams sont passés aux aveux et ont dénoncé les vrais coupables de ces falsifications. Ainsi le 16 août, les éléments du SCESLF ont également arrêté les deux têtes pensantes de l’affaire de faux et usage de faux. Durant la perquisition de leurs maisons, la police a mis la main sur 112 faux cachets aux noms des ministères de la Justice (9), des Affaires étrangères (3), de l’Intérieur de la décentralisation (74) et de la Santé publique (15) ainsi que des organismes privés (11).
Ce réseau utilise de fausses cartes d’identité durant ses méfaits. Il conçoit lui-même toutes les pièces justificatives, depuis le bulletin N°3 jusqu’au diplôme. Il en est de même pour la copie d’acte de naissance, l’autorisation parentale pour les mineurs, le livret de famille, le certificat de travail et bien d’autres encore. Ses proies rencontrent alors des difficultés, notamment durant leur séjour à l’étranger car elles ne disposent que de faux papiers.
La police appelle à la vigilance des demandeurs d’emploi à l’international pour éviter les escrocs et la traite de personnes. Ainsi, elle invite les intéressés à se rendre directement aux services concernés sans passer par les rabatteurs et surtout, à oser dénoncer en cas de découverte de tel type d’arnaque.

LR

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