Lors de la 7e édition du Salon de la recherche au service de l’économie et de l’emploi, qui s’est déroulée à Ankatso au début de ce mois d’août, Herilala Niraina Rakotoniaina, une étudiante en Master 2 de l’Institut Universitaire de l’Innovation Technologique du Vakinankaratra, a présenté les résultats de sa recherche portant sur l’étude de la valorisation économique et durable de l’huile essentielle de Helichrysum Bracteiferum (Asteraceae), une plante aromatique connue sous le nom de « Rambiazina lahy ».
Non seulement elle est endémique de Madagascar, mais elle est également particulièrement abondante dans la région du Vakinankaratra. L’étude souligne ainsi sa variabilité chimique et son potentiel thérapeutique. Interview
* Les Nouvelles : Pourquoi avez-vous choisi ce thème pour votre projet de recherche ?
– Herilala Niraina Rakotoniaina : J’ai choisi ce thème en raison de la variation du rendement et de la composition chimique de son huile essentielle, une problématique qui limite l’optimisation de son exploitation. L’objectif est de comprendre l’influence des facteurs environnementaux, comme la flore associée, afin d’améliorer la qualité et la quantité de l’huile essentielle.
De plus, le « Rambiazina lahy » est reconnu pour ses multiples propriétés thérapeutiques, telles que ses propriétés anti-inflammatoires, diurétiques et antiseptiques, ce qui ouvre la voie au développement de produits de niche dans les domaines de l’aromathérapie, de la cosmétique et de la pharmacie.
* Pouvez-vous ainsi résumer les principaux résultats de votre étude ?
– Quatre échantillons d’huile essentielle de Helichrysum Bracteiferum provenant de quatre sites différents de la région de Vakinankaratra (Manampisoa, Tsaratanana, Mahazina et Ankazobe Betafo) ont été analysés. Le rendement en huile essentielle varie selon les sites, allant de 0,15 % à Mahazina à 0,2 % à Manampisoa. La composition chimique est également très variable, avec un taux de 1,8-cinéole + limonène variant de 28,4 % à Mahazina à 34,4 % à Tsaratanana. Ces résultats pourraient être liés à la flore associée et aux conditions écologiques. Par exemple, les espèces végétales dominantes associées sont Aristida Rufescens à Manampisoa et Tsaratanana, Agave Sisalana à Betafo et Acacia Dealbata à Mahazina. Ces résultats encouragent l’étude approfondie de l’influence des facteurs environnementaux afin d’améliorer la gestion de la collecte pour une exploitation plus rentable et durable.
* Quelles sont vos perspectives après cette recherche ?
– Les prochaines étapes de ma recherche pourraient se concentrer sur l’optimisation des facteurs environnementaux et de la flore associée, afin d’augmenter la qualité et la quantité d’huile essentielle produite. En explorant des méthodes de culture contrôlée, il est possible de minimiser les variations et de standardiser la production. La standardisation de la production ouvrira en effet des perspectives prometteuses pour les marchés internationaux. Ces démarches contribueront au développement durable en valorisant les ressources endémiques de Madagascar et en créant des sources de revenus pour les populations locales.
Propos recueillis par
Sera R.




