Après la publication des résultats du bac, les parents font face actuellement à la rentrée scolaire de leurs progénitures. Si dans les écoles publiques les frais généraux, incluant entre autres le droit d’inscription et l’assurance, sont toujours zéro ariary, selon la recommandation du ministère de l’Enseignement national (Men), les parents devraient toujours s’acquitter d’autres charges fixes, notamment des salaires des maîtres Fram.
Les charges varient selon l’école. Le montant annuel est communément fixé par le directeur d’établissement et les parents d’élèves lors d’une réunion à travers le « Feffi » ou « Farimbon’ezaka ho an’ny fahombiazan’ny fanabeazana eny ifotony », le comité de gestion des écoles publiques. Pour certains établissements de la Circonscription scolaire (Cisco) de l’Atsimondrano, dont la rentrée administrative a eu lieu hier, cette cotisation annuelle tourne autour de 30.000 ariary par élève pour les Ecoles primaires publiques (EPP) et à partir de 60.000 ariary, voire jusqu’à 100.000 ariary, auprès des lycées et CEG. « En cette période difficile, c’est une grosse somme. Mais on n’y peut rien étant donné que cette décision a été prise par la majorité des parents », a déploré une mère de famille qui a encore à sa charge deux lycéens et vend des produits maraichers afin d’arrondir sa pension de veuvage. « Avec les fournitures scolaires, j’étais obligée de faire un prêt de 100.000 ariary auprès d’une proche », a-t-elle confié. Elle a témoigné qu’elle a dépensé près de 300.000 ariary pour la scolarisation de ses enfants cette année.
Les droits d’inscription en hausse auprès des écoles privées
Plusieurs établissements privés ont révisé à la hausse leurs droits d’inscription pour la prochaine rentrée scolaire, même les écoles confessionnelles dont le montant caracole autour de 200.000 ariary, incluant droit et écolage du premier mois, contre 150.000 ariary en 2024. Ce montant grimpe jusqu’à 300.000 ariary, voire même un peu plus, auprès de certaines écoles privées, en particulier les écoles «d’expression française», dont le droit d’inscription varie entre 500.000 et 600.000 ariary.
En général, cette hausse varie de 30 à 50%. Même si certaines écoles privées n’ont pas suivi cette hausse, elles se sont rattrapées sur les frais de scolarité ou écolage en observant au moins une augmentation de 25%.
Sera R.




