Depuis le lancement des filets sociaux à Madagascar, 1.260.000 ménages vulnérables ont été accompagnés sur le chemin de l’autonomie financière et de l’inclusion économique, comme l’a rapporté le Fonds d’intervention pour le développement (Fid) dans sa publication d’actualités hier. L’organe est chargé de la mise en œuvre de ces filets sociaux, sous la coordination du ministère de la Population et des solidarités (MPS).
Selon toujours le Fid, 80% de ces ménages ont lancé des activités génératrices de revenus. De plus, au niveau local, la dynamique entrepreneuriale a également contribué à la création d’un à deux emplois indirects, renforçant les moyens de subsistance au sein des communautés. « Avant, je vendais du charbon de bois. Grâce aux nombreuses formations dans le cadre des filets sociaux, j’ai appris à élever des poules pondeuses, des poulets de chair et des porcs », a témoigné Ursula Savare, une bénéficiaire du programme de filets sociaux urbains « Mijoro » à Toamasina. Selon cette dernière, avec les fonds qu’elle a reçus dans le cadre du programme, elle a lancé son élevage de porcs en acquérant un mâle et une femelle dont la première portée comptait 12 porcelets. Depuis, son revenu familial s’est vu nettement amélioré. La véritable force des programmes de protection sociale réside ainsi dans le renforcement de compétences et le transfert de connaissances. Cela amène à l’autonomisation financière, à l’employabilité ainsi qu’à une plus grande résilience des ménages bénéficiaires.
Sera R.




