Agriculture: Madagascar, grenier de l’océan Indien

Le gouvernement malgache affiche son ambition de : « transformer l’agriculture et l’élevage pour garantir l’autosuffisance alimentaire et renforcer les exportations ». Une stratégie nationale vise à moderniser la production et à hisser Madagascar au rang de « grenier de l’océan Indien ».
Deux axes structurent cette vision : soutenir et professionnaliser l’agriculture familiale, développer l’agrobusiness pour attirer des investissements privés. L’­obje­ctif est double : sécuriser l’approvisionnement national et intégrer les producteurs aux marchés régionaux et internationaux.
Le riz, aliment de base, occupe une place considérable. Le pays produit environ cinq millions de tonnes par an, un volume jugé insuffisant. Le ministère entend relancer la filière à travers trois leviers : la réhabilitation de 100.000 hectares de périmètres irrigués, la diffusion de semences certifiées en partenariat avec Fofifa et la FAO, et la création de deux usines de production d’engrais, soutenues par des investisseurs émiratis.

Le numérique accompagne
Au-delà des intrants, la formation devient une priorité. Des « caravanes de formation » sillonnent les régions pour transmettre des techniques modernes. Les paysans formés reçoivent ensuite intrants, équipements et appui technique. Le ministère encourage également la création de coopératives, afin de mutualiser les productions et renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs.
L’agrobusiness se développe autour de cultures stratégiques : riz, maïs, canne à sucre, coton, soja ou banane. Des « zones modèles » intégrant production, mécanisation, transformation et commercialisation servent de pilotes pour séduire les investisseurs.
Le secteur de l’élevage bénéficie aussi d’un plan de relance. Le numérique accompagne cette mutation. Un système d’e-voucher, appuyé par la Banque mondiale, permet de distribuer les intrants de façon transparente grâce à une base de données centralisée et géolocalisée.
Pour les ménages vulnérables, des méthodes agroécologiques comme le PFUMVUDZA favorisent l’autosuffisance sur de petites surfaces. Avec l’appui de la Bad, ces initiatives visent à transformer chaque foyer en unité productive et résiliente.

Arh.

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