Alzheimer: 160.000 Malgaches pourraient être atteints d’ici 2050

Toutes les trois secondes, une personne développe la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée dans le monde où plus de 55 millions de patients sont atteints actuellement, selon les statistiques partagées par l’ONG « Madagascar Alzheimer Masoandro Mody », au cours du lancement de la célébration du Mois de la lutte contre cette maladie hier à son siège sis à Mahazoarivo.

D’ici 2050, environ 160.000 personnes pourraient être atteintes à Madagascar, selon les prévisions de l’«Institute of health metrics and evaluation». Il estime que la maladie d’Alzheimer ainsi que les maladies apparentées seront la troisième cause de décès dans le monde d’ici 15 ans.

Informez-vous
Le thème du lancement du mois mondial de la lutte contre la maladie d’Alzhei­mer de cette année est «Informez-vous». «La compréhension et la connaissance de l’Alzheimer et des maladies apparentées sont encore faibles. Il est frappant de constater que 80% du public et 65% des professionnels de santé croient encore à tort que cette maladie fait partie du processus normal de vieillissement», a déploré hier la vice-présidente de l’ONG «Madagascar Alzhei­mer Masoandro Mody» et non moins chargée de la communication, Muriel Rason.
Cette maladie se traduit par une perte de mémoire à court terme. Puis on perd progressivement la notion de la réalité comme l’inversion du jour et de la nuit à la deuxième phase. Quant à la troisième phase, le patient perd ses sens, comme le fait de devenir insensible à la douleur ou au froid. A ceux-là s’ajoutent parfois le manque du sens de l’orientation, la difficulté d’accomplir ses tâches quotidiennes ainsi que l’observation d’un certain trouble à communiquer.

Incurable mais traitable
Alzheimer est une ma­ladie incurable faisant partie des maladies non transmissibles. Toutefois, on peut ralentir son évolution par des rééducations. L’objectif est de réveiller les automatismes qui sont restés au niveau des patients. A l’exemple les automatismes d’aller aux toilettes ou encore de porter à sa bouche une cuillère pour manger. «Ce sont les automatismes et les capacités qui restent encore en eux qu’on essaie de garder le plus longtemps possible. Faire travailler les mé­ninges aussi longtemps que possible est une manière d’éviter cette maladie», souligne l’ONG. Elle recommande de faire un diagnostic auprès d’un médecin afin de bien discerner cette ma­ladie.

Sera R.

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