Aires marines protégées:Madagascar surpasse l’objectif des 2,4 millions d’hectares

De 800.000 ha en 2014, la superficie totale des Aires marines protégées (AMP) dont dispose Madagascar, passe à plus de 2,5 millions d’ha actuellement, soit plus du triple prévu dans l’engagement du pays lors du Congrès mondial des parcs à Sydney en 2014. Les quatre conventions signées cette année, couvrent en effet plus de 1,7 million d’ha de nouvelles AMP.
Lors du Congrès mondial des parcs à Sydney (Aus­tralie), du 14 au 18 novem­bre 2014, Madagascar s’est engagé à tripler jusqu’en 2025, la superficie totale de ses AMP. Le pays a fait beaucoup d’efforts pour atteindre les 2,4 millions d’ha et maintenant, il a même surpassé cet objectif, avec la création de trois nouvelles AMP couvrant plus de 1,5 million d’ha.
Les responsables du projet GEF6-AMP, de la Fon­dation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) en qualité d’agence fiduciaire
et du Wildlife conservation society (WCS) en charge de gestion des sites, ont signé une convention de financement pour la création de ces nouvelles AMP, à hauteur de 1,5 million de dollars. Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Andonirina Fontaine, a assisté à cette cérémonie, hier au siège de la Direction générale de la gouvernance environnementale, à Nanisana. «Cet accord scelle officiellement le financement de trois nouvelles AMP : Atimo Vata’e (772.199 ha) couvrant 12 communes dans l’Androy, la Baie d’Antongil (431.388 ha) qui s’étant sur 15 communes dans les régions Sava et Ambatosoa ainsi que Tandavandriva Nosy Be (329.700 ha)», a-t-on communiqué. Parmi les spécificités de ces trois sites, leur appartenance à la catégorie de Zones importantes pour les mammifères marins (IMMA).

Du chemin reste à parcourir
A rappeler que quatre projets de création d’AMP ont été sélectionnés pour bénéficier du soutien du Fonds pour l’environnement mondial.
«L’objectif est de garantir que les ressources naturelles que renferment ces aires protégées soient préservées sur le long terme pour apporter un développement socioéconomique à la population environnante et particulièrement les pêcheurs qui voient les ressources halieutiques diminuer d’année en année», a indiqué le ministre de l’Environnement, hier à Nanisana.

Sera R.

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