Une fois les résultats du bac publiés, les cours préparatoires pour affronter les concours à l’entrée des grandes écoles ainsi que pour les tests de niveau des facultés des universités foisonnent un peu partout.
Les cours préparatoires sont proposés en général par des établissements privés, des associations d’anciens élèves et même par des particuliers. A part le droit d’inscription qui caracole autour de 5.000 ariary, le montant proposé pour suivre les cours de chaque filière, jusqu’à la date du concours, varie entre 30.000 et 60.000 ariary. Les sujets types du concours auxquels s’ajoutent en sus des polycopies gratuites sont en général les arguments avancés pour attirer les étudiants. Certains proposent même l’anglais parlé et l’informatique comme bonus.
Presque toutes les filières des grandes écoles où l’admission se fait par voie de concours sont traitées. Notamment à l’entrée auprès des Ecoles normales supérieures (ENS), l’Ecole nationale d’informatique (Eni) de Fianarantsoa, l’Ecole supérieure des sciences agronomiques de l’université d’Antananarivo ainsi que l’Ecole supérieure polytechnique de Vontovorona.
Idem pour les concours administratifs
On enregistre la même situation pour les cours préparatoires aux concours administratifs. A la différence que le coût est largement supérieur à ceux des grandes écoles et des facultés des universités, pouvant aller jusqu’à 200.000 ariary, même si on ne dispense également que le traitement des sujets types du concours, auxquels s’ajoutent des polycopies gratuites. Par exemple, pour les recrutements d’agents pénitentiaires, d’élèves gendarmes et d’agents de police, le montant est de 50.000 ariary, contre 200.000 ariary pour les magistrats, les administrateurs civils, les inspecteurs des domaines, commissaires de police ainsi que les inspecteurs des domaines.
Les inconvénients
Malgré le côté pratique des cours prépas, ils présentent toutefois des inconvénients. On a en effet un emploi du temps très chargé pour réviser de nouveau les cours d’une année, en particulier pour les jeunes qui viennent de passer leur bac. D’autant plus, la proposition de sujets types est pur bachotage car il va sans dire que la probabilité d’avoir le même sujet est presque nulle.
Des observateurs qualifient même ce procédé comme de l’arnaque dont certains profitent pour soutirer de l’argent. On ne peut effectivement espérer un miracle en quelques mois auprès d’un élève qui vient de réussir à peine son bac, et de se présenter de suite à un concours dont les postulants sont en majorité des licenciés et des maîtrisards. «Pour qu’un élève réussisse, il faut qu’il assume ses études dès le secondaire et d’assurer en même temps son niveau. Le seul moyen sûr de réussir à un concours sans passer à de tels procédés», selon l’avis d’un professeur à l’université d’Antananarivo. Ce dernier précise qu’ailleurs, il y a des classes préparatoires aux concours d’entrée dans les grandes écoles d’une durée d’un à deux ans, non pas des cours préparatoires de quelques mois.
Sera R.




